/
/
Forces spéciales françaises : COS, unités, missions et sélection

Forces spéciales françaises : COS, unités, missions et sélection

Eliott Raoult
·
23/05/2026
·
32 mins
Soldats des forces spéciales en tenue de camouflage, armés et en position dans une tranchée, prêts pour une opération de combat.

Sommaire

    Les forces spéciales françaises rassemblent quelques milliers de militaires entraînés à mener des missions précises, à effectif réduit, dans des environnements hostiles. Toutes sont placées sous l’autorité du Commandement des opérations spéciales (COS), créé en 1992. Derrière ce sigle se cachent des unités très différentes : parachutistes du 1er RPIMa, dragons du 13e RDP, hélicoptères du 4e RHFS, commandos marine, CPA 10 de l’armée de l’Air.

    Cet article fait le point sur leur organisation, leurs missions, les principales opérations menées depuis trente ans, les équipements, la sélection et la rémunération. L’objectif : donner une vue claire du sujet, fondée sur les sources officielles et les publications de référence, sans jargon superflu.

    Qu’est-ce qu’une force spéciale ?

    L’OTAN définit les forces spéciales comme des unités militaires spécialement recrutées, formées, instruites et entraînées pour mener un éventail de missions particulières. Ces opérations s’inscrivent aussi bien dans un conflit classique que dans la guerre non conventionnelle. Elles partagent quelques constantes : autonomie du groupe, contexte hautement hostile, effectif très réduit face à un adversaire nettement plus nombreux, durée d’engagement allant de quelques heures à plusieurs semaines.

    À la différence des unités conventionnelles, qui reposent sur la masse, la permanence et la maîtrise du terrain dans la durée, les forces spéciales travaillent sur des fenêtres temporelles courtes et des objectifs déterminés à l’avance. Leur efficacité dépend moins du volume d’effectifs que de la qualité du renseignement, de la préparation, de la coordination interarmées et des moyens de projection.

    Forces spéciales et forces d’élite : une distinction qui compte

    Les forces spéciales ne se confondent pas avec les forces d’élite. Des unités comme la 11e Brigade Parachutiste française, la Légion étrangère, les Marines américains ou le Parachute Regiment britannique ne sont pas considérées comme forces spéciales au sens OTAN, même si certaines peuvent mener des opérations spéciales limitées. Elles constituent en revanche un vivier de recrutement naturel.

    Autre point clé : le COS mène des opérations militaires ouvertes ou couvertes, mais pas clandestines. Les opérations clandestines, souvent à caractère illégal, relèvent pour l’essentiel de la branche action des services secrets, en particulier la DGSE. La frontière institutionnelle est nette, même si les compétences techniques se recoupent en partie.

    Histoire des forces spéciales françaises

    L’origine des forces spéciales françaises remonte à la Seconde Guerre mondiale. Le 6 juin 1944, 177 militaires français du 1er bataillon de fusiliers marins commandos débarquent à Colleville-Montgomery aux côtés des forces alliées. Ce sont les commandos Kieffer, du nom du capitaine de corvette Philippe Kieffer, l’un des premiers à répondre à l’appel du général de Gaulle. À la même époque, le SAS français regroupe le 3e SAS et le 4e SAS, parachutistes de la France libre formés en Angleterre et intégrés à la Special Air Service Brigade britannique dès 1942.

    Ces deux héritages structurent encore l’organisation actuelle. Le SAS français, dissous en 1945, est à l’origine du 1er RPIMa créé en 1960. Les commandos Kieffer ont donné naissance aux sept commandos marine.

    La leçon de la guerre du Golfe et la création du COS

    Après 1945, la plupart des forces spéciales sont dissoutes. Les services secrets français conservent l’essentiel de la compétence avec le 11e Choc, engagé en Indochine et en Algérie. Les conflits de décolonisation et la guerre froide poussent à la recréation d’unités spécialisées.

    La vraie bascule a lieu en 1991. Lors de la première guerre du Golfe, la France prend conscience de son retard sur les Britanniques et les Américains, qui ont déjà fédéré leurs unités d’élite sous un commandement unique quelques années plus tôt. La réponse arrive un an plus tard : le Commandement des opérations spéciales est créé par arrêté du 24 juin 1992 du ministre de la Défense Pierre Joxe. Le modèle s’inspire de l’américain USSOCOM et du britannique UKSF. Le premier commandant du COS est le général de brigade Maurice Le Page, en poste de 1992 à 1996.

    Le Commandement des opérations spéciales (COS)

    Le COS est la structure interarmées chargée de planifier, préparer et conduire les opérations spéciales françaises. Il est placé sous les ordres du chef d’état-major des armées (CEMA). C’est un commandement opérationnel : il n’a pas d’autorité organique directe sur les unités qu’il emploie, mais il assume des fonctions de politique d’équipement, de recherche et développement, d’entraînement et de préparation opérationnelle. Pour conduire ses missions, le CEMA met à disposition du COS les moyens humains et matériels adaptés.

    L’arrêté du 5 janvier 2017 fixe ses attributions : planifier, préparer, coordonner et conduire les opérations spéciales, c’est-à-dire des opérations militaires menées en dehors des cadres d’actions classiques. L’objectif est d’atteindre des effets stratégiques en matière d’actions d’environnement, d’ouverture de théâtre, d’intervention dans la profondeur sur des objectifs à haute valeur ou de lutte contre les organisations terroristes.

    De Villacoublay à Balard

    L’état-major du COS est aujourd’hui installé à Balard, dans le 15e arrondissement de Paris, après avoir longtemps résidé sur la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines. Plusieurs publications plus anciennes mentionnent encore l’ancienne adresse, mais le déménagement à l’Hexagone Balard a depuis été acté.

    Effectifs : 4 300 personnels en 2018

    Selon les données disponibles, le COS comptait 4 300 personnels en 2018, toutes composantes confondues. L’effectif total théorique du COS début 2014 s’élevait à 3 196 personnels, dont 3 019 réellement présents. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoyait de porter ce chiffre à 3 746 personnels.

    La montée en puissance se lit dans le détail des principales unités. Le 1er RPIMa aligne aujourd’hui près de 850 commandos. Le 13e RDP compte environ 800 opérateurs. Le 4e RHFS visait 454 personnels à l’horizon de la LPM 2014-2019 et 500 à l’horizon 2025. Les commandos marine de la FORFUSCO totalisent environ 700 militaires, et le CPA 10 aligne 280 commandos. Les états-majors du COS et des composantes (BFST, ALFUSCO, BFS, EM-COS) comptaient ensemble 245 personnes en 2014, et 307 selon la LPM 2014-2019.

    Les trois composantes des forces spéciales françaises

    L’architecture du COS repose sur trois composantes : Terre, Marine et Air. Chacune apporte des savoir-faire distincts. Ensemble, elles couvrent un spectre large allant du renseignement spécial à l’action coordonnée avec appui aérien, projection maritime et infiltration terrestre.

    Le CAST : commandement des actions spéciales terre

    Le Commandement des actions spéciales terre (CAST) regroupe les régiments des forces spéciales de l’Armée de terre ainsi que les centres d’action hybride. Il succède au Commandement des forces spéciales terre (CFST), créé le 23 juin 2016 à Pau à partir de l’ancienne Brigade des forces spéciales terre (BFST). Cette dernière avait été établie le 1er juillet 2002. Le 1er janvier 2024, le commandement devient officiellement le CAST dans le cadre du plan de transformation « Armée de terre de combat », ce qui en fait l’un des quatre commandements Alpha de l’Armée de terre. Son siège reste à Pau.

    Selon les données disponibles, l’effectif du CAST avoisine 3 200 personnels. Ses deux principaux employeurs sont le COS et la Direction du renseignement militaire (DRM). Sa composition est résumée ci-dessous.

    Régiments Abréviation Localisation
    1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine 1er RPIMa Bayonne
    4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales 4e RHFS Pau
    13e régiment de dragons parachutistes 13e RDP Camp de Souge
    712e compagnie de transmissions 712e CT Camp de Souge
    Compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales CCTFS Pau
    Centre interarmées des actions sur l’environnement CIAE Lyon
    Académie des forces spéciales (centre Arès) Académie FS Pau
    École militaire de l’Influence

    La FORFUSCO : commandos marine

    La Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) a été créée en 2001. Elle opère au profit de la Marine nationale et compte, selon les données disponibles, environ 700 militaires répartis en sept commandos. Six d’entre eux sont basés à Lorient ou à proximité, le commando Hubert étant implanté à Saint-Mandrier (Toulon).

    La BFSA : brigade des forces spéciales air

    La Brigade des forces spéciales air regroupe la composante aérienne du COS. Elle s’appuie en particulier sur le CPA 10 (Commando parachutiste de l’air n°10), l’escadron de transport 3/61 Poitou et l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées, équipé de Caracal depuis 2014. Son état-major est implanté à Mérignac (33).

    Soldats des forces spéciales effectuant un saut en parachute au-dessus d'un désert en formation et en tenue de camouflage

    Les principales unités des forces spéciales terrestres

    La composante Terre du COS repose sur un triptyque cohérent : une unité renseignement, une unité action, une unité mobilité.

    Le 1er RPIMa : l’unité d’action spéciale

    Basé à Bayonne, le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine est héritier des parachutistes de la France libre intégrés à la Special Air Service Brigade dès 1942 sous l’appellation French SAS Squadron. À la fin du conflit algérien en 1962, la brigade SAS est dissoute et le 1er RPIMa est créé. Il prend garnison à Bayonne, hérite des traditions SAS et conserve le drapeau de la brigade. Il est la seule unité non anglo-saxonne au monde autorisée à arborer la devise du SAS : « Qui ose gagne ». Il compte près de 850 commandos et s’articule autour de six compagnies SAS.

    Le 1er RPIMa est l’unité « fer de lance » du COS, spécialisée dans l’action directe. Ses opérateurs maîtrisent le contre-terrorisme, la libération d’otages, la protection rapprochée de personnalités et l’action en zone aéroterrestre. Il est titulaire de la qualification de recherche aéroportée et actions spécialisées (RAPAS), cœur de métier du régiment.

    Le 13e RDP : le spécialiste du renseignement humain

    Le 13e régiment de dragons parachutistes est implanté au camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle en Gironde, depuis l’été 2011. Selon Le Journal du Dimanche, il aligne environ 800 opérateurs. Sa spécialité est la recherche humaine et le renseignement stratégique en profondeur. À la différence du 1er RPIMa, il n’a pas vocation à mener des coups de force : ses équipes de recherche aéroportée travaillent dans la plus grande discrétion, sur des missions de ciblage et d’appréciation de situation.

    Son emploi relève directement du CEMA. Par délégation, le 13e RDP est la seule unité de recherche aéroportée opérant au profit de la DRM et du COS.

    Le 4e RHFS : la composante aéromobile

    Le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales est basé à Pau. Il a été créé en 2009, issu de la transformation de l’escadrille des opérations spéciales (EOS), elle-même créée en 1993 au sein du 4e RHCM et devenue détachement ALAT des opérations spéciales (DAOS) en 1997. C’est l’une des trois seules unités aérohélicoptères au monde, avec celles du Royaume-Uni et des États-Unis, entièrement dédiées aux forces spéciales.

    Le 4e RHFS assure l’infiltration, l’extraction, l’appui et la mobilité des équipes engagées. Sans sa capacité aéromobile, une grande partie des scénarios d’intervention deviendrait impraticable. La cible LPM 2014-2019 prévoyait 454 personnels, l’effectif 2025 visant 500 militaires.

    Hélicoptère militaire en vol, équipé pour les missions de combat et de soutien aérien des forces spéciales

    Les commandos marine et les forces spéciales air

    Les sept commandos marine

    Les commandos marine sont les forces spéciales de la Marine nationale. Selon les données disponibles, on en compte sept, dont cinq unités de combat et deux unités de soutien.

    • Commando Hubert (Saint-Mandrier) : actions sous-marines, nageurs de combat
    • Commando Jaubert (Lorient) : assaut mer et extraction
    • Commando Trépel (Lorient) : assaut mer et extraction
    • Commando de Penfentenyo (Lorient) : reconnaissance et renseignement
    • Commando de Montfort (Lorient) : appui et neutralisation à distance
    • Commando Kieffer (Lorient) : soutien (cyber, drones, communications)
    • Commando Ponchardier (Lanester) : soutien

    Les commandos marine agissent principalement au profit du COS, mais aussi à la demande de la Marine nationale. Leurs missions incluent le contre-terrorisme, la reconnaissance, la recherche et le sauvetage, les opérations de sécurité maritime et la guerre amphibie.

    Le commando Hubert et les nageurs de combat

    Spécialisé dans les actions sous-marines, le commando Hubert est considéré comme l’une des forces spéciales les plus reconnues au monde. Ses nageurs de combat peuvent être insérés via les tubes lance-torpilles des sous-marins nucléaires d’attaque. Le taux de réussite du stage STAC, qui permet d’obtenir le béret vert des commandos marine, oscille selon les sources entre 5 % et 10 %.

    Le CPA 10 : forces spéciales de l’armée de l’Air et de l’Espace

    Créé en 1956, le Commando parachutiste de l’air n°10 est l’unité de forces spéciales de l’armée de l’Air et de l’Espace rattachée au COS. Il est basé sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy et compte 280 commandos. Ses missions incluent le guidage aérien, la reprise et reconnaissance des zones aéroportuaires, le contre-terrorisme, la libération d’otages, l’évacuation de ressortissants et la capture ou la neutralisation de cibles à haute valeur (HVI).

    Le parcours de formation est long : il enchaîne les stages MAQUIS (7 semaines), MATOU (12 semaines), ATTILA (18 semaines) et BELOUGA, ce dernier durant environ six mois et plaçant les candidats dans des conditions très rustiques, parfois en milieu désertique.

    L’escadron 3/61 Poitou et les hélicoptères Caracal

    L’escadron de transport 3/61 Poitou, basé à Orléans-Bricy, met en œuvre les avions de transport tactique au profit des forces spéciales (A400M, C-130). L’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées, basé à Cazaux, opère les Caracal au profit du COS depuis 2014. Selon Provence7, la flotte de Caracal des forces spéciales est passée de 11 appareils en 2021 à 19 en 2024.

    Les missions des forces spéciales françaises

    Les missions du COS s’inscrivent dans un spectre large mais structuré. Les sources disponibles distinguent plusieurs grandes catégories d’opérations, complémentaires.

    Le renseignement spécial consiste à observer et collecter des informations en zones difficiles, parfois sur de longues durées. Le 13e RDP en est le principal acteur, en lien avec la DRM. Ces missions précèdent et nourrissent toutes les autres.

    L’action directe vise à obtenir un effet précis sur un adversaire : neutralisation, capture, destruction, extraction d’individus de haute valeur (HVT/HVI). C’est le cœur de métier du 1er RPIMa et d’une partie des commandos marine.

    La libération d’otages et la récupération de ressortissants sont parmi les missions les plus visibles. Elles peuvent associer plusieurs unités, comme le commando Hubert appuyé par le GIGN lors de l’opération Thalathine en Somalie (2008).

    L’appui aux forces conventionnelles et la formation de partenaires complète le tableau. Les forces spéciales peuvent guider des frappes aériennes, instruire des unités locales, ouvrir un théâtre d’opérations ou conduire des opérations psychologiques.

    « Toutes ces unités partagent les mêmes fondamentaux : un entraînement et un savoir-faire communs, leur permettant de mener des actions « coup de poing » extrêmement efficaces et précises avec des compétences particulières complémentaires. » - Général Pellistrandi, cité par France Culture.

    Le COS doit pouvoir préparer une action pendant des semaines ou des mois, et aussi être prêt à intervenir en quelques heures. Cette capacité repose sur une étroite collaboration avec les forces conventionnelles, les drones et les alliés.

    Opérations extérieures notables du COS depuis 1992

    Depuis sa création, le COS a participé à la quasi-totalité des engagements extérieurs français. Le tableau ci-dessous récapitule plusieurs opérations marquantes.

    Opération Pays Année Implication du COS
    Opération Thalathine Somalie 2008 Le commando Hubert, appuyé par le GIGN, appréhende six pirates somaliens en fuite.
    Otages d’Arlit Niger 2010 Déploiement du COS au Sahel.
    Opération Harmattan Libye 2011 Intervention en soutien des opérations de l’OTAN ou auprès des opposants au régime du colonel Kadhafi en 2011 (renseignement maritime, insertion maritime des forces du CNT, guidage de frappes aériennes et navales, instruction et conseil).
    Combat de Tabankort (opération Archange foudroyant) Niger 2011 Le COS intervient pour tenter de libérer deux otages français retenus prisonniers par AQMI. L’opération se solde par la mort des deux otages.
    Opération Serval Task Force Sabre Bataille de Konna Mali 2013 Le 10 janvier 2013, les forces du COS (commandos marine et 1er RPIMa) prennent notamment l’aéroport de Mopti-Sévaré. Le lieutenant Damien Boiteux, pilote de gazelle du 4e RHFS est tué lors de la bataille de Konna.
    Tentative de libération de l’otage français Denis Allex Somalie 2013 Le 11 janvier 2013, les forces du COS participent à la tentative de libération de l’otage français Denis Allex à Buulo Mareer, en Somalie, en appui du Service Action de la DGSE.
    Attentats d’Agadez et Arlit Niger 2013 Un détachement du COS est chargé à partir de février 2013 d’appuyer l’armée nigérienne dans le Nord du pays. Le 24 février 2013, des éléments du COS auraient appuyé l’armée lors d’un assaut sur une prise d’otages à l’école des sous-officiers à Agadez.
    Opération Chammal - Task Force Hydra Irak - Syrie 2014-au moins 2019 Le COS intervient notamment lors de la bataille de Mossoul et au nord de la Syrie dans le secteur de Manbij. Les opérateurs du COS participent à la recherche du renseignement pour traquer les leaders de l’État islamique Abou Bakr al-Baghdadi.
    Attentat du Radisson Blu de Bamako Mali 2015 Le COS intervient le 20 novembre 2015 lors de l’Attentat du Radisson Blu de Bamako.
    Attentats de Ouagadougou Burkina Faso 2016 Le 15 janvier 2016, les forces spéciales françaises interviennent contre les terroristes de l’hôtel Splendid lors des attentats de Ouagadougou.
    Bataille d’al-Hodeïda Yémen 2018 Des forces spéciales françaises seraient présentes aux côtés des forces émiraties au Yémen, dans le cadre de la guerre civile. Des éléments auraient participé aux côtés de la coalition arabe à la bataille pour la reprise du port yéménite de Hodeïdah aux rebelles houthis.
    Combat de Gorom-Gorom Burkina Faso 2019 Le combat de Gorom-Gorom a lieu dans la nuit du 9 au 10 mai, libération de 4 otages (2 Français, 1 Américaine, 1 Sud-Coréenne) dans le nord du Burkina Faso. Les maîtres Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont ont trouvé la mort dans cette opération.
    Libération de Jérôme Hugonot Frontière entre le Niger et le Tchad 2022 Le 30 octobre 2022, les forces spéciales françaises, appuyées par des éléments des forces armées tchadiennes, ont secouru un ressortissant franco-australien retenu en otage par des hommes armés près de la frontière entre le Tchad et le Niger.

    L’Afghanistan et la montée en puissance après 2003

    L’Afghanistan a été l’un des théâtres majeurs du COS au cours des années 2000. Les déploiements se sont articulés autour de plusieurs task forces successives : Task Force Ares (2003-2007), GFS Jehol (2009-2012), Task Force 32 (2012-2013). Le pic d’engagement se situe entre 2003 et 2006, avec 200 à 250 personnels présents en permanence.

    Année Effectifs
    2001 50-70
    2002 50-70
    2003 200-250
    2004 200-250
    2005 200-250
    2006 200-250
    2007 /
    2010 120
    2011 100+

    Sahel et Mali : l’opération Serval et la Task Force Sabre

    Lancée en janvier 2013, l’opération Serval marque le retour des forces spéciales françaises au premier plan en Afrique. Le 10 janvier 2013, les forces du COS, commandos marine et 1er RPIMa, prennent notamment l’aéroport de Mopti-Sévaré. Le même jour, le lieutenant Damien Boiteux, pilote de Gazelle du 4e RHFS, est tué lors de la bataille de Konna. La Task Force Sabre devient le pilier de l’engagement français au Sahel pendant près d’une décennie.

    Le combat de Gorom-Gorom, dans la nuit du 9 au 10 mai 2019, est resté gravé dans la mémoire collective. Quatre otages, dont deux Français, sont libérés au Burkina Faso, mais les maîtres Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont, du commando Hubert, perdent la vie.

    Moyens et équipements des forces spéciales françaises

    Véhicules terrestres

    Le COS s’équipe progressivement de véhicules tactiques de nouvelle génération, conçus pour être aérotransportables et aérolargables par A400M. Selon Wikipédia, 40 PLFS Grizzly fabriqués par Arquus ont été livrés à partir de 2023. 151 Grizzly supplémentaires et 206 VLFS Pégase doivent être livrés à partir de 2026.

    Modèle Origine Type Remarques
    PLFS Grizzly France Camion non protégé léger armé 4×4 Fabriqué par Arquus, 40 livrés à partir de 2023
    Grizzly France Camion non protégé léger armé 4×4 Fabriqué par Arquus, 151 à livrer dès 2026
    VLFS Pégase France Véhicule utilitaire non protégé léger armé 4×4 Fabriqué par Arquus, 206 à livrer dès 2026
    VOS-APP Japon/France Véhicule utilitaire pick-up double cabine 6×6 Basé sur Toyota Land Cruiser, modifié par Technamm, livrés dès 2022
    VOS-PAT (VPS2) Japon/France Véhicule utilitaire léger non protégé armé 4×4 Basé sur Toyota Land Cruiser HZJ 76, livrés dès 2018
    Savana (Recamp) Japon/France Véhicule utilitaire pick-up simple cabine 4×4 Basé sur Toyota Land Cruiser HZJ 76, livrés dès 2018
    VBHP Aravis Allemagne/France Véhicule militaire blindé armé protégé 4×4 Fabriqué par Mercedes et Nexter, livrés dès 2009
    VOS-MED Japon/France Véhicule utilitaire léger protégé 6×6 ambulance Basé sur Toyota Land Cruiser HZJ 79, 8 à livrer dès 2025
    VTLP-NP (ACMAT VT4) États-Unis/France Véhicule léger tactique polyvalent non protégé 4×4 Fabriqué par Ford, modifié par Arquus
    VLTT Masstech Japon/France Véhicule utilitaire léger non protégé 4×4 Basé sur Toyota Land Cruiser HZJ 76, livrés dès 2017

    Flotte aérienne et hélicoptères du 4e RHFS

    Le parc aérien du COS comprend des Airbus A400M, des Lockheed C-130 Hercules, deux DHC-6 Twin Otter, vingt-huit hélicoptères de l’ALAT et deux hélicoptères de l’armée de l’Air. Selon la documentation officielle, le CFST a aligné jusqu’à 45 hélicoptères en 2016, dont 10 Cougar, 10 Caracal, 7 Puma, 12 Gazelle et 6 Tigre HAP. Les chiffres actuels par modèle au 4e RHFS sont les suivants.

    Modèle Origine Type Nombre Remarques
    Tigre France/Allemagne/Espagne Hélicoptère de Reconnaissance et d’Attaque (HRA) 8 Fabriqué par Airbus Helicopters
    Gazelle France Hélicoptère de Reconnaissance et d’Attaque (HRA) léger 12 Fabriqué par Airbus Helicopters
    Caïman (NH90 FS) France/Allemagne/Italie/Espagne/Pays-Bas Hélicoptère de Manœuvre et d’Assaut (HMA) 18 Commandes dès 2020, livraisons dès 2026
    Cougar France Hélicoptère de Manœuvre et d’Assaut (HMA) 10 Fabriqué par Airbus Helicopters, livré dès 1988, modernisé en 2008
    Puma France Hélicoptère de Manœuvre et d’Assaut (HMA) 5 Fabriqué par Airbus Helicopters, livré dès 1969
    Caracal (H225M) France Hélicoptère RESCo (Recherche et Sauvetage au Combat) 8 Fabriqué par Airbus Helicopters, livrés dès 2005

    L’arrivée du Caïman NH90 FS à partir de 2026 doit moderniser la capacité d’assaut héliporté du 4e RHFS.

    Embarcations de la FORFUSCO

    Classe Type Origine Nombre Déplacement Port d’attache Remarques
    VFM Embarcation rapide blindée France 2 17 tonnes Brest Bir Hakeim (2022), Laffaux (2023)
    ETRACO Embarcation de transport rapide pour commandos France 20 2,4 tonnes Brest Basé sur ZH-733 et ZH-753
    ECUME NG Embarcation commando à usage multiple embarquable de nouvelle génération États-Unis 15 4 tonnes Brest Variante du ZH-930 de Zodiac Milpro, livré en 2013
    EDO NG Embarcation de drome opérationnelle de nouvelle génération France Brest Embarcation spécialisée dans les opérations portuaires

    Bases des forces spéciales françaises

    Les forces spéciales sont réparties sur plusieurs sites en métropole. Le tableau ci-dessous cartographie les principales implantations.

    Localisation Unité/Structure
    Balard (Paris 15e) État-Major COS
    Bayonne (64) 1er RPIMa. Commando
    Cazaux (33) EH 1/67 Pyrénées. Hélicoptères
    Lorient (56) État-Major Forfusco. Commando Jaubert. Trépel. de Penfentenyo. De Montfort. Kieffer. Ponchardier
    Martignas (33) 13e RDP. Commando
    Mérignac (33) État-Major BFSA
    Orléans-Bricy (45) CPA 10, CPA 30, ET 3/61 Poitou, CASV. Avions. Commando
    Pau (64) État-Major CAST, 4e RHFS, CTA. Hélicoptères
    Saint-Mandrier (83) Commando Hubert
    Villacoublay (78) GIH

    Soldats des forces spéciales sautant en parachute depuis un avion au-dessus de la mer, entraînement intensif

    Sélection et formation pour intégrer les forces spéciales

    On ne rejoint pas les forces spéciales directement depuis la vie civile

    Le recrutement se fait quasi exclusivement parmi des militaires déjà formés et expérimentés. Un candidat civil doit d’abord s’engager dans une unité conventionnelle, acquérir une première expérience opérationnelle, puis se porter volontaire pour les sélections. Cette logique est cohérente avec la nature des missions : elles exigent une parfaite maîtrise des fondamentaux militaires, mais aussi une maturité que l’on n’acquiert que sur le terrain.

    L’École des troupes aéroportées (ETAP) de Pau, par exemple, forme selon les estimations disponibles environ 2 000 stagiaires par an au brevet parachutiste, qui constitue souvent une étape préalable. Pour les candidats visant un déploiement en OPEX, la maîtrise de l’anglais militaire est également un atout, validée notamment par le test de Chambéry.

    Un taux de réussite parmi les plus bas

    Selon France Culture, un seul candidat sur quinze réussit les tests de sélection des forces spéciales, et les seuils d’admission ne sont jamais abaissés pour étoffer les effectifs. Pour les commandos marine, le taux de réussite du stage STAC, qui ouvre l’accès au béret vert, oscille entre 5 % et 10 %. Ce ratio dit beaucoup de l’exigence des unités du COS.

    Ce que la sélection cherche vraiment à mesurer

    La sélection n’évalue pas seulement le niveau physique. Elle vise surtout à vérifier la résistance mentale, la stabilité émotionnelle, la capacité à travailler en équipe, la rapidité d’apprentissage et la fiabilité dans l’incertitude. Les unités ne cherchent pas des athlètes de haut niveau au sens strict : la régularité, la discipline et l’humilité comptent souvent davantage que la performance brute.

    Avant les épreuves spécifiques aux forces spéciales, les candidats passent les tests psychotechniques de l’armée qui filtrent une première fois. Pour aller plus loin, la connaissance complète des épreuves de sélection de l’armée française est indispensable. Plusieurs axes reviennent dans les programmes de préparation. L’endurance en course à pied, avec charge et en rangers, est centrale. Les candidats s’entraînent en alternant fractionné et sorties longues, en visant 30 à 40 km par semaine pour éviter les blessures de surcharge (tibias, tendinites). La force musculaire des jambes, du bas du dos et des épaules conditionne la capacité à porter du matériel sur la durée. La natation est souvent éliminatoire, en particulier nager 50 mètres avec rangers et uniforme. La navigation terrestre, à la boussole et à la carte, doit être maîtrisée même sous stress et fatigue extrême. L’attitude collective compte autant que les chronos.

    La formation spécialisée après la sélection

    Réussir la sélection ne signifie pas être immédiatement opérationnel. Les stagiaires admis suivent ensuite des formations longues et spécialisées en parachutisme opérationnel, combat en zone urbaine, tir de précision, transmissions ou renseignement. La formation continue ensuite tout au long de la carrière, parce que les techniques et les matériels évoluent en permanence.

    Rémunération et conditions de service

    La solde dans les forces spéciales suit la grille indiciaire des militaires et ne se calcule pas en fonction de l’unité d’affectation. Elle dépend du grade, de l’ancienneté, de la situation familiale, des qualifications et du nombre de jours en mission. Des primes s’ajoutent lors d’un départ en OPEX ou d’un renfort temporaire à l’étranger.

    Selon différentes sources consultées, le salaire net d’un militaire du rang sans primes s’élève à environ 1 362 € par mois. Un pilote d’hélicoptère sous-lieutenant avec six mois d’aspirant et 100 % de service aérien gagne quant à lui environ 2 636 € net par mois. Ces ordres de grandeur restent indicatifs : les primes liées au parachutisme opérationnel, aux missions OPEX et aux qualifications spécifiques font monter sensiblement la fiche de paie sur les périodes engagées.

    Selon le référentiel officiel des spécialités professionnelles publié par les armées, plusieurs postes sont accessibles au sein des forces spéciales de l’Armée de terre.

    Intitulé du poste Niveau d’études Type de contrat Grade
    Chef de groupe forces spéciales Niveau BAC CDD Sous-officier
    Technicien exploitant renseignement des forces spéciales Niveau BAC CDD Militaire du rang
    Opérateur des systèmes et réseaux informatiques des forces spéciales Niveau BAC CDD Militaire du rang
    Combattant forces spéciales Sans diplôme CDD Militaire du rang

    Au quotidien, le travail dans une unité spéciale tient bien plus à l’entraînement et à la maintenance du matériel qu’aux opérations. Les phases opérationnelles ne représentent qu’une partie de l’année. L’essentiel se passe en préparation : tirs, stages, exercices interarmées, simulations.

    Véhicules blindés et membres du RAID en intervention sur le terrain, unité de la Police nationale

    GIGN, RAID et Service Action : ce qui ne relève pas du COS

    Le GIGN et le RAID dépendent du ministère de l’Intérieur

    Le GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) n’appartient pas au COS. Il relève du ministère de l’Intérieur, pas du ministère des Armées. Créé en 1972 après la prise d’otages aux Jeux olympiques de Munich, il intervient sur le contre-terrorisme aérien, maritime et ferroviaire, sur les attaques de centrales nucléaires et sur les prises d’otages, en France comme à l’étranger. Sous commandement militaire, il agit principalement dans les zones rurales et périurbaines couvertes par la gendarmerie. Ce n’est donc pas une unité militaire de forces spéciales au sens strict, même s’il en partage certaines compétences techniques.

    Le RAID a été créé en 1985 pour lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Sa zone d’intervention est principalement urbaine, dans les départements proches de Paris, mais il peut être déployé sur l’ensemble du territoire.

    Le Service Action de la DGSE : une catégorie à part

    Le Service Action de la DGSE est une unité militaire secrète chargée des opérations clandestines classées secret-défense. Selon Le JDD, qui cite un rapport du Sénat de 2014, il compterait environ 700 agents. À la différence du COS, le Service Action peut mener des opérations clandestines, parfois à caractère illégal au regard du droit du pays cible.

    Forces spéciales françaises et international : comment se situer

    À l’échelle mondiale, seuls trois pays disposent de forces spéciales pleinement autonomes sur tout le spectre militaire : le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. Parmi les unités les plus citées au plan international figurent les Navy SEALs et la Delta Force américaines, le SAS britannique, les Spetsnaz russes, le KSK allemand, le SASR australien et plusieurs unités françaises, en particulier le commando Hubert.

    Foire aux questions

    Quelles sont les forces spéciales françaises ?

    Les forces spéciales françaises sont regroupées sous le Commandement des opérations spéciales (COS), créé le 24 juin 1992. Elles comportent trois composantes : la Terre (1er RPIMa, 13e RDP, 4e RHFS regroupés au sein du CAST), la Marine (sept commandos marine via la FORFUSCO : Hubert, Jaubert, Trépel, de Montfort, de Penfentenyo, Kieffer, Ponchardier) et l’Air (CPA 10 via la BFSA). En 2018, le COS comptait 4 300 personnels toutes composantes confondues.

    Quelle est la meilleure force spéciale en France ?

    Il est difficile d’établir un classement objectif. Plusieurs unités jouissent d’une réputation internationale très solide. Le commando Hubert, spécialisé dans les actions sous-marines, est régulièrement cité parmi les forces spéciales les plus reconnues au monde, avec un taux de réussite au stage STAC compris entre 5 % et 10 %. Le 1er RPIMa est l’unité fer de lance du COS pour l’action directe, tandis que le 13e RDP excelle dans le renseignement humain en profondeur. Chacune a sa place dans le dispositif.

    Quelles sont les forces spéciales de l’armée de Terre ?

    Elles sont regroupées au sein du CAST (Commandement des actions spéciales terre), basé à Pau. Le CAST comprend le 1er RPIMa (action spéciale, Bayonne), le 13e RDP (renseignement humain, camp de Souge en Gironde) et le 4e RHFS (mobilité aéromobile, Pau). Il compte environ 3 200 personnels et dispose du GAOS, du centre Arès et d’unités d’appui comme la CCTFS, le CIAE et la 712e CT.

    Quelle est la liste des forces spéciales françaises ?

    Pour la Terre : 1er RPIMa, 13e RDP, 4e RHFS, GAOS, CCTFS. Pour la Marine : commandos Hubert, Jaubert, Trépel, de Montfort, de Penfentenyo, Kieffer et Ponchardier. Pour l’Air : CPA 10, escadron de transport 3/61 Poitou et escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées. Le COS dispose également du Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE) et de l’Académie des forces spéciales (centre Arès).

    Quel est le plus haut groupe des forces spéciales en France ?

    Le COS (Commandement des opérations spéciales) est l’autorité supérieure des forces spéciales françaises. Il est placé sous les ordres directs du chef d’état-major des armées (CEMA) et coordonne les composantes Terre, Marine et Air. Son état-major est aujourd’hui installé à Balard (Paris 15e), après avoir longtemps résidé à la base aérienne 107 de Villacoublay.

    Quel est le salaire d’un soldat des forces spéciales ?

    La rémunération suit les règles générales de l’armée : grade, ancienneté, situation familiale et qualifications. Selon différentes sources consultées, le salaire net d’un militaire du rang sans primes est d’environ 1 362 € par mois. Un pilote d’hélicoptère sous-lieutenant avec 100 % de service aérien perçoit environ 2 636 € net par mois. Des primes importantes s’ajoutent lors des missions OPEX et selon les qualifications (parachutisme opérationnel, plongée, etc.).

    Comment entrer dans les forces spéciales militaires françaises ?

    On ne peut pas rejoindre les forces spéciales directement depuis la vie civile. Il faut d’abord s’engager dans une unité conventionnelle, acquérir une expérience militaire solide, puis se porter volontaire pour les sélections. Celles-ci évaluent l’endurance physique, la résistance mentale, l’esprit d’équipe, la navigation et la natation. Le taux de réussite est faible : selon France Culture, environ un candidat sur quinze réussit. Après la sélection, des formations spécialisées longues sont obligatoires.

    Quelle est l’armée d’élite française ?

    La notion d’armée d’élite ne se confond pas avec celle de forces spéciales. Stricto sensu, les forces spéciales françaises rattachées au COS, comme le 1er RPIMa, le 13e RDP, les commandos marine ou le CPA 10, constituent l’élite militaire au sens OTAN. D’autres unités comme la Légion étrangère ou la 11e Brigade Parachutiste sont des forces d’élite reconnues, mais ne sont pas classées comme forces spéciales. Le GIGN, lui, relève du ministère de l’Intérieur et n’appartient pas au COS.

    Quelles sont les 10 forces spéciales les plus puissantes du monde ?

    Selon les sources consultées, seuls trois pays disposent de forces spéciales pleinement autonomes sur l’ensemble du spectre : le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. Parmi les unités les plus citées dans les classements internationaux figurent les Navy SEALs et la Delta Force (États-Unis), le SAS britannique, les Spetsnaz (Russie), le KSK (Allemagne), le SASR (Australie) et les forces spéciales françaises, en particulier le commando Hubert.

    Quelle est la taille minimum requise pour un commando marine ?

    Aucune taille minimale universelle n’est fixée de manière publique et officielle pour les commandos marine dans les sources disponibles. En revanche, les conditions de sélection sont décrites comme particulièrement exigeantes sur les plans physique, médical et psychologique. Le stage STAC, qui ouvre l’accès au béret vert, affiche un taux de réussite compris entre 5 % et 10 %. Les critères médicaux incluent notamment une aptitude physique irréprochable et l’absence de pathologies du rachis.

    Pour aller plus loin

    Les forces spéciales françaises sont un sujet vivant. Le passage de la BFST au CAST en 2024, l’arrivée des Caïman NH90 FS à partir de 2026 et le renouvellement de la flotte de véhicules Grizzly et Pégase montrent un renouvellement régulier de la capacité.

    Pour qui s’intéresse à une carrière dans ces unités, le point de départ reste un engagement militaire conventionnel solide, suivi d’une préparation physique et mentale de long terme. Tu trouveras dans notre fiche métier détaillée Forces spéciales de l’Armée de Terre le détail des conditions concrètes d’engagement, des missions au quotidien et du parcours de carrière.

    Pour qui s’y intéresse comme citoyen, suivre les opérations en cours et les annonces de la LPM permet de mieux comprendre l’évolution réelle du dispositif.

    À lire aussi

    Sources

    Partager cet article

    Préparez vos concours avec Exam Arena

    ★★★★★4.5
    Entraînez-vous avec des exercices ciblés, des tests blancs chronométrés et un suivi de progression personnalisé.
    Exercices ciblés
    Tests blancs chronométrés
    Corrections détaillées
    Leçons structurées
    Suivi de progression
    Application web et mobile
    Découvrir nos préparations