Les épreuves écrites d’admissibilité constituent le premier filtre sélectif de la préparation complète au concours de caporal de sapeurs-pompiers professionnels (SPP, catégorie C de la filière sécurité civile de la fonction publique territoriale). Organisées par les Services départementaux et métropolitains d’incendie et de secours (SDIS) conformément à l’arrêté du 30 novembre 2020 modifiant l’arrêté du 26 novembre 2013, elles comprennent deux épreuves obligatoires d’une heure chacune : une étude de texte et un questionnaire à choix multiples (QCM) portant sur des connaissances générales de mathématiques et de français.
Toute note inférieure à 5 sur 20 à l’une de ces deux épreuves entraîne l’élimination d’office du candidat. Par ailleurs, seuls les candidats ayant obtenu une moyenne générale d’admissibilité égale ou supérieure à 10 sur 20 (et classés dans le quota arrêté par le jury au regard du nombre de postes ouverts) sont convoqués pour passer les épreuves physiques du PPA et du test Luc Léger, puis l’entretien oral d’admission devant le jury.
Format et coefficients des deux épreuves écrites d’admissibilité (T1 et T2)
Prépare le concours Caporal de sapeurs-pompiers professionnels (SPP)
Le concours externe de caporal de sapeurs-pompiers professionnels distingue deux voies d’accès qui passent exactement les mêmes sujets d’admissibilité le jour de l’examen, mais avec une pondération différente entre l’écrit et les phases suivantes. Le concours externe de Titre 1 (T1) est ouvert à tout candidat titulaire d’un diplôme de niveau 3 minimum (diplôme national du brevet, CAP, BEP ou équivalent), sans aucune expérience préalable de sapeur-pompier volontaire. Le concours externe de Titre 2 (T2) est réservé aux candidats justifiant d’au moins trois ans d’activité en qualité de sapeur-pompier volontaire (SPV), de jeune sapeur-pompier (JSP), de volontaire civil de sécurité civile ou de pompier militaire (BSPP, BMPM, UIISC).
| Épreuve écrite d’admissibilité | Durée | Coefficient Titre 1 (externe tous publics) | Coefficient Titre 2 (externe SPV 3 ans) | Note éliminatoire |
|---|---|---|---|---|
| 1. Étude de texte (questions de compréhension et développement rédigé) | 1 heure | Coefficient 2 | Coefficient 1 | Note inférieure à 5 / 20 |
| 2. QCM de mathématiques et de français (30 questions, sans calculatrice) | 1 heure | Coefficient 2 | Coefficient 1 | Note inférieure à 5 / 20 |
| Total de la phase écrite d’admissibilité | 2 heures | Total coefficients : 4 | Total coefficients : 2 | Moyenne minimale : 10 / 20 |
Pour un candidat inscrit au Titre 1, les deux épreuves écrites cumulent un coefficient 4, soit un tiers de la note finale du concours (à parité avec les épreuves physiques de coefficient 4 et l’oral d’admission de coefficient 4). Obtenir 15 ou 16 sur 20 dès la phase écrite crée ainsi une avance décisive avant d’aborder le parcours sportif et l’entretien.
L’épreuve de QCM de mathématiques et de français (1 heure, sans calculatrice)
Le questionnaire à choix multiples dure soixante minutes et comporte trente questions réparties à parts égales entre deux disciplines : quinze questions de mathématiques et quinze questions de français. Le niveau académique de référence fixé par l’arrêté du 30 novembre 2020 correspond au programme de fin du cycle 4 de l’enseignement secondaire (classe de troisième / diplôme national du brevet). La difficulté réelle de l’épreuve tient à l’interdiction absolue de toute calculatrice ou règle de conversion électronique ainsi qu’à la cadence imposée de deux minutes en moyenne par question.
Le programme officiel des 15 questions de mathématiques
Les questions de mathématiques évaluent la capacité du futur caporal à réaliser des calculs fiables sous contrainte de temps, compétence directement mobilisée sur le terrain pour calculer l’autonomie d’une bouteille d’air respirable, le débit d’une lance à incendie, une perte de charge hydraulique ou un dosage opérationnel. Pour aborder cette partie avec aisance, il est essentiel de consolider les bases du raisonnement numérique et du calcul mental sans calculatrice autour des cinq piliers récurrents des annales des SDIS :
- Calcul numérique, fractions et puissances : priorités opératoires, addition, soustraction, multiplication et division de fractions, simplification de fractions irréductibles, règles de calcul sur les puissances de 10, écriture scientifique et racines carrées usuelles.
- Pourcentages, proportionnalité et règle de trois : calcul d’une remise ou d’une augmentation en pourcentage, variations successives, taux d’évolution, partages proportionnels et échelles de plans ou de cartes topographiques.
- Grandeurs composées, vitesses, débits et conversions d’unités : conversions entre unités de longueur, de surface, de masse, de durée (heures, minutes, secondes en base 60) et surtout équivalences entre volumes et capacités (retenir impérativement que 1 mètre cube équivaut à 1 000 litres et que 1 décimètre cube équivaut à 1 litre), ainsi que les formules reliant vitesse, distance et temps ou débit, volume et durée.
- Algèbre et mise en équation de problèmes : développement et factorisation d’expressions simples, identités remarquables, résolution d’équations et d’inéquations du premier degré à une inconnue, systèmes simples à deux inconnues issus d’un énoncé concret.
- Géométrie plane et volumes dans l’espace : périmètres et aires des figures usuelles (triangle, rectangle, trapèze, disque), théorème de Pythagore et réciproque, théorème de Thalès, volumes du pavé droit, du prisme, du cylindre de révolution, du cône et de la sphère.
Le programme officiel des 15 questions de français
La seconde moitié du QCM vérifie la maîtrise de la langue française écrite, indispensable pour rédiger des comptes rendus d’intervention et comprendre des consignes opérationnelles précises. Les quinze questions balayent quatre domaines complémentaires :
- Orthographe grammaticale et lexicale : accord des adjectifs qualificatifs (y compris les adjectifs de couleur et les nombres), pluriel des noms composés, distinction des homophones grammaticaux (a/à, ou/où, ce/se, ces/ses, leur/leurs, quel/qu’elle, quoique/quoi que, davantage/d’avantage).
- Conjugaison et concordance des temps : terminaisons au présent, à l’imparfait, au passé simple, au futur simple, au conditionnel présent et au subjonctif présent des verbes des trois groupes, ainsi que les règles d’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire être, avec l’auxiliaire avoir ou dans le cas des verbes pronominaux.
- Grammaire et analyse syntaxique : identification de la nature des mots (nom, déterminant, pronom, verbe, adverbe, préposition, conjonction) et de leur fonction dans la phrase (sujet, attribut du sujet, complément d’objet direct ou indirect, complément circonstanciel, complément du nom), transformation passive et discours indirect.
- Vocabulaire, sens des mots et figures de style : synonymes, antonymes, paronymes fréquents (conjecture/conjoncture, collision/collusion, éminent/imminent, effraction/infraction), radicaux, préfixes et suffixes, sens des expressions idiomatiques françaises et principales figures de style (métaphore, comparaison, hyperbole, litote, oxymore).
Attention aux consignes de notation du QCM : Selon les arrêtés d’ouverture des SDIS organisateurs, la grille de correction du QCM précise le barème appliqué aux réponses fausses ou multiples (absence de retrait de point ou pénalité par mauvaise réponse). Lisez systématiquement l’encadré figurant sur la première page du sujet avant de cocher au hasard une question dont vous ignorez la réponse.
L’épreuve d’étude de texte (1 heure) : méthode de lecture et rédaction
L’épreuve d’étude de texte dure une heure et porte sur un texte (ou un document court d’une à deux pages) traitant d’un sujet d’actualité, d’une problématique citoyenne, sanitaire, environnementale ou liée à l’organisation des secours et de la prévention. Elle sollicite directement les mécanismes de compréhension et de raisonnement verbal ainsi que la qualité de l’expression écrite.
Le sujet se décompose habituellement en trois à cinq questions de compréhension progressive suivies d’une question de réflexion ou de rédaction argumentée d’une vingtaine à une trentaine de lignes. Les correcteurs évaluent à la fois la fidélité au texte (ne pas commettre de contresens ni recopier des phrases entières entre guillemets lorsque la consigne exige de reformuler avec vos propres mots) et la propreté orthographique et syntaxique de la copie, un barème de retrait de points étant prévu au-delà d’un certain nombre de fautes d’orthographe.
| Étape de l’heure d’examen | Durée conseillée | Actions méthodologiques à réaliser |
|---|---|---|
| 1. Lecture des questions puis du texte | 12 minutes | Lire d’abord l’ensemble des questions pour orienter sa lecture, puis lire le texte crayon en main en soulignant les idées directrices et les connecteurs logiques. |
| 2. Réponses aux questions de compréhension | 20 minutes | Rédiger des réponses directes, entièrement reformulées, en respectant une idée par phrase et en proscrivant le style télégraphique ou les listes à puces. |
| 3. Développement de la question argumentée | 23 minutes | Construire un court développement structuré (phrase d’accroche et définition du sujet, deux paragraphes d’arguments illustrés d’exemples concrets, courte conclusion). |
| 4. Relecture orthographique dédiée | 5 minutes | Relire intégralement la copie en vérifiant uniquement les accords sujet-verbe, les participes passés, la ponctuation et les accents afin de préserver tous les points de langue. |
Exemples de questions types corrigées (mathématiques et français)
Pour illustrer le niveau d’exigence attendu le jour du concours de caporal SPP, voici trois questions représentatives des sujets posés en mathématiques et en français, accompagnées de leur méthode de résolution rapide sans calculatrice.
Exemple 1 : Mathématiques (débit, volume et conversion d’unités)
Énoncé : Une citerne souple d’alimentation contient 18 mètres cubes d’eau. Deux lances à incendie ayant chacune un débit constant de 250 litres par minute sont alimentées simultanément par cette citerne. En supposant l’alimentation de la citerne coupée, en combien de minutes la citerne sera-t-elle entièrement vidée ?
A) 18 minutes · B) 30 minutes · C) 36 minutes · D) 72 minutes
Correction détaillée : On convertit d’abord le volume de la citerne en litres : comme 1 mètre cube vaut 1 000 litres, 18 mètres cubes correspondent à 18 000 litres. Le débit cumulé des deux lances est de 2 fois 250 litres par minute, soit 500 litres par minute. On divise ensuite le volume par le débit total : 18 000 divisé par 500 équivaut à 180 divisé par 5. Pour diviser mentalement par 5, on multiplie par 2 puis on divise par 10 : 180 fois 2 donne 360, divisé par 10 donne 36 minutes (réponse C).
Exemple 2 : Mathématiques (fractions et calcul opérationnel)
Énoncé : Au sein d’un centre d’incendie et de secours, les trois cinquièmes de l’effectif de garde participent à une manœuvre incendie et le quart du reste de l’effectif assure une vérification du matériel médical. Les 6 sapeurs-pompiers restants sont en salle de cours. Quel est l’effectif total de garde ?
A) 15 · B) 20 · C) 25 · D) 30
Correction détaillée : Si les 3/5 de l’effectif sont en manœuvre, il reste 2/5 de l’effectif. Le quart de ce reste est au matériel médical, soit (1/4) multiplié par (2/5), ce qui donne 2/20 soit 1/10 de l’effectif total. Il reste donc en salle de cours les trois quarts du reste, soit (3/4) multiplié par (2/5) = 6/20 = 3/10 de l’effectif total. Or ces 3/10 représentent 6 sapeurs-pompiers : 1/10 de l’effectif vaut donc 2 sapeurs-pompiers, et l’effectif total (10/10) est égal à 20 sapeurs-pompiers (réponse B).
Exemple 3 : Français (paronymes et accord du participe passé)
Énoncé : Parmi les quatre propositions suivantes, laquelle ne comporte aucune faute d’orthographe ni d’impropriété lexicale ?
A) Les consignes que le chef d’agrès nous a transmis signalaient un risque éminent d’effondrement.
B) Les consignes que le chef d’agrès nous a transmises signalaient un risque imminent d’effondrement.
C) Les consignes que le chef d’agrès nous a transmises signalaient un risque éminent d’effondrement.
D) Les consignes que le chef d’agrès nous a transmis signalaient un risque imminent d’effondrement.
Correction détaillée : Le participe passé « transmises », employé avec l’auxiliaire avoir, s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct « que » (mis pour « les consignes », féminin pluriel) placé avant le verbe (et non avec « nous », qui est ici complément d’objet indirect : transmettre quelque chose à quelqu’un). Par ailleurs, l’adjectif qualifiant un danger qui va se produire à très brève échéance est « imminent » (et non son paronyme « éminent », qui signifie remarquable ou supérieur). La bonne réponse est donc la proposition B.
Comment réviser efficacement les écrits du concours de caporal SPP
La préparation des épreuves écrites demande de combiner la remise à niveau théorique et l’entraînement intensif en conditions chronométrées. Sur Exam Arena, la préparation dédiée au concours de caporal de sapeurs-pompiers professionnels met à votre disposition 1 402 questions corrigées et 18 leçons méthodologiques réparties dans les catégories exactes du programme officiel : calcul numérique et fractions, pourcentages et proportionnalité, conversions d’unités et débits, équations et problèmes, géométrie et volumes, orthographe, conjugaison, grammaire, vocabulaire, ainsi que trois modules complets consacrés à l’analyse, la compréhension fine et la méthodologie de l’étude de texte.
En pratiquant chaque jour une série de QCM sans calculatrice et en étudiant systématiquement la correction détaillée de chaque erreur, vous automatisez les astuces de calcul mental (divisions par 5, 25 ou 0,5, conversions instantanées mètres cubes/litres, produits en croix simplifiés) et sécurisez les règles d’accord grammaticales les plus fréquemment piégées par les concepteurs de sujets.
Questions fréquentesFoire aux questions
La calculatrice est-elle autorisée lors du QCM de mathématiques du concours SPP ?
Non. L’arrêté du 30 novembre 2020 et les règlements des SDIS organisateurs interdisent formellement l’utilisation de toute calculatrice, montre connectée, téléphone ou table de conversion pendant l’épreuve de QCM d’une heure. Tous les calculs sont conçus pour être résolus à la main sur le brouillon fourni.
Quelle est la note minimale pour réussir les écrits de caporal SPP ?
Toute note inférieure à 5 sur 20 à l’étude de texte ou au QCM est éliminatoire. Pour être déclaré admissible, le candidat doit obtenir une moyenne pondérée au moins égale à 10 sur 20 sur l’ensemble des deux épreuves écrites et figurer parmi les meilleurs candidats retenus par le jury en fonction du nombre de postes ouverts.
Les candidats SPV (Titre 2) passent-ils les mêmes épreuves écrites que les candidats externes (Titre 1) ?
Oui, les candidats inscrits au concours externe de Titre 1 et ceux inscrits au Titre 2 composent sur les deux mêmes épreuves écrites d’une heure (étude de texte et QCM de mathématiques et de français). La seule différence porte sur les coefficients : chaque épreuve écrite est affectée du coefficient 2 au Titre 1, contre le coefficient 1 au Titre 2.
Peut-on perdre des points en cas de mauvaise réponse au QCM ?
Oui, selon les sessions et les SDIS organisateurs, une réponse fausse ou l’absence de réponse peut entraîner un retrait de point (par exemple -0,5 ou -1 point par erreur) ou valoir 0 point. La règle de notation exacte est toujours inscrite en page de garde du sujet distribué en salle d’examen.
Sources
- Arrêté du 30 novembre 2020 modifiant l’arrêté du 26 novembre 2013 fixant les modalités d’organisation des concours et examens professionnels des caporaux de sapeurs-pompiers professionnels (Légifrance)
- Décret n° 2012-520 du 20 avril 2012 portant statut particulier du cadre d’emplois des sapeurs et caporaux de sapeurs-pompiers professionnels (Légifrance)
- Portail officiel de la Sécurité civile : devenir sapeur-pompier professionnel (Ministère de l’Intérieur)
Évalue ton niveau
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