Le test des tractions est l’un des passages obligés de la sélection militaire en France. Que vous visiez l’Armée de Terre, l’Armée de l’Air, la Marine, la Gendarmerie ou la BSPP, votre nombre de tractions valides pèsera dans votre dossier. La difficulté n’est pas seulement physique : la traction militaire suit des règles d’exécution strictes, et une mauvaise technique fait perdre des répétitions au décompte officiel.
Cet article fait le point sur ce qu’est réellement une traction militaire, les barèmes connus par corps d’armée, le déroulé précis du test au CSO, et un plan d’entraînement pour passer de débutant à un niveau compétitif. Les chiffres officiels universels ne sont pas tous publiquement accessibles, et chaque fois qu’une donnée provient d’une source non institutionnelle, c’est précisé.
Qu’est-ce que le test tractions armée
La traction militaire est un exercice au poids du corps : se suspendre à une barre fixe et tirer son propre poids vers le haut en pliant les coudes, jusqu’à passer le menton au-dessus de la barre. Le mouvement sollicite principalement le grand dorsal, les deltoïdes, les biceps, les triceps, ainsi que les rhomboïdes et les trapèzes.
Dans le cadre de la sélection, l’exercice ne sert pas à muscler : il sert à mesurer. L’évaluateur cherche à savoir si vous maîtrisez votre poids, si vous avez de la force fonctionnelle dans le haut du corps, et si vous tenez l’effort jusqu’à l’échec. Trois qualités directement utiles sur le terrain pour franchir un obstacle, grimper, ou soulever du matériel.
Traction classique et traction militaire : ce qui change
Une traction de salle de musculation laisse beaucoup de latitude : prise libre, amplitude variable, élan parfois toléré (kipping en CrossFit), cadence libre. La version militaire est nettement plus stricte.
| Critère | Traction classique | Traction militaire |
|---|---|---|
| Prise | Variée | Pronation stricte |
| Amplitude | Parfois incomplète | Complète obligatoire |
| Élan autorisé | Oui (en crossfit, par ex.) | Non |
| Objectif | Musculation ou entraînement | Évaluation de la condition physique |
| Cadence | Libre | Soumise à un rythme contrôlé |
Conséquence pratique : faire 10 tractions « sales » à l’entraînement n’en validera souvent que 4 ou 5 au décompte officiel. Si vous préparez un concours, entraînez-vous dès le départ aux standards militaires, pas à ceux d’une salle.
Les trois types de prise
Selon la position des mains, on distingue trois variantes principales. La prise large (mains plus écartées que les épaules) sollicite davantage les deltoïdes et le grand dorsal. La prise serrée (mains rapprochées) engage plus les biceps et les triceps. La prise supination (paumes vers soi) est plus facile car les biceps assistent fortement le mouvement.
Le jour du test militaire, une seule prise est autorisée : la pronation, paumes face à la barre. Les autres prises peuvent et doivent servir à l’entraînement pour varier les angles, mais elles ne valident pas une traction le jour J.

Technique d’une traction militaire valide
Une traction est comptabilisée si elle respecte un cahier des charges précis. L’évaluateur a le pouvoir de ne pas valider une répétition qu’il juge non conforme, et ça arrive plus souvent qu’on ne le pense.
En position basse, les bras doivent être complètement tendus, coudes déverrouillés. Une légère pause d’environ une demi-seconde permet de montrer clairement le débattement complet. C’est en position basse que la traction est comptabilisée, et non au passage du menton. Sur la dernière répétition, quand l’épuisement arrive, il faut tenir jusqu’au débattement complet vers le bas avant de lâcher : abandonner une fois le menton passé annule la traction.
En position haute, le menton doit passer au-dessus de la barre. Pas de mouvement de tête pour faire passer artificiellement le menton, pas de cou tendu pour gagner un centimètre.
Pendant tout le mouvement, aucun balancier n’est autorisé. Les jambes restent tendues vers le bas ou croisées, sans donner d’élan avec le bassin. La descente doit être contrôlée, sans chute libre. Garder les jambes croisées est un bon réflexe pour éviter les oscillations parasites.
La prise est imposée en pronation, mains au minimum à la largeur des épaules, pouces au-dessus de la barre ou en verrouillage selon la configuration tolérée.
Il n’y a généralement pas de limite de temps stricte sur l’épreuve elle-même, ce qui permet de marquer quelques secondes de pause en position basse quand la fatigue arrive, à condition de garder la barre.
Erreurs qui annulent une traction
Les motifs récurrents d’annulation sont toujours les mêmes : usage de l’élan, descente incomplète, menton qui ne franchit pas la barre, cambrure exagérée du dos, mouvement de bassin, balancement des jambes. Une exécution imparfaite n’est pas seulement non comptée, elle vous fatigue inutilement.

Combien de tractions pour entrer dans l’armée : barèmes par corps
Avant d’entrer dans les chiffres, une précision honnête : il n’existe pas de barème officiel universel public et lisible pour tous les corps d’armée. Les documents officiels du ministère des Armées ne sont pas tous accessibles en clair sur defense.gouv.fr. Les chiffres ci-dessous proviennent essentiellement de sources spécialisées non institutionnelles ; ils sont cohérents entre eux mais à vérifier auprès de votre CIRFA pour le corps que vous visez.
Tableau de référence par corps d’armée
| Corps d’armée / Unité | Minimum requis (indicatif) | Objectif recommandé pour un bon dossier |
|---|---|---|
| Armée de Terre (Infanterie) | Environ 8 tractions | 12 à 15 tractions |
| Armée de Terre (Forces Spéciales) | Minimum 15 tractions | 20 tractions et plus |
| Armée de l’Air | 4 (militaires du rang), 9 (sous-officiers) | 10 tractions et plus |
| Fusiliers Marins | 2 (femmes), 4 (hommes) | 10 tractions et plus |
| Pompiers de Paris (BSPP) | Minimum 15 tractions | 18 tractions et plus |
Armée de Terre
Pour l’infanterie générale, le seuil indicatif tourne autour de 8 tractions, avec un objectif réaliste de 12 à 15 pour passer dans la moitié haute du dossier sportif. Pour les Forces Spéciales, les exigences sont nettement supérieures : 15 tractions au minimum, et la plupart des candidats retenus en font 20 ou plus. L’écart entre infanterie et unités d’élite traduit la différence d’engagement physique attendu sur le terrain.
Armée de l’Air et de l’Espace
Le barème distingue le niveau hiérarchique. Pour les militaires du rang, le seuil indicatif est de 4 tractions. Pour les sous-officiers, il monte à 9 tractions. Dans les deux cas, viser au moins 10 tractions permet de sécuriser une bonne note sur l’épreuve. Les femmes ne passent pas le test des tractions à la barre dans le parcours CSO : elles passent l’épreuve de tirage à la poulie haute, détaillée plus bas.
Marine nationale et Fusiliers Marins
Selon les sources spécialisées non institutionnelles, les Fusiliers Marins demandent 4 tractions minimum pour les hommes et 2 pour les femmes. Ces seuils sont relativement bas, mais ils correspondent à un plancher : pour être compétitif, mieux vaut viser 10 tractions et au-delà. Comme aucun document defense.gouv.fr lisible ne valide ces chiffres, ils sont à considérer comme indicatifs.
Pompiers de Paris (BSPP)
La BSPP est l’un des recrutements les plus exigeants en haut du corps. Le minimum est fixé à 15 tractions selon les sources spécialisées, et un bon dossier vise 18 tractions et plus. À ce niveau, le seul moyen d’y arriver, c’est plusieurs mois de préparation ciblée.
Gendarmerie nationale
Pour le concours SOG, un minimum de 4 tractions est nécessaire pour obtenir la note minimale, et 15 tractions permettent d’atteindre la note maximale de 20/20. Pour l’école de gendarmerie, un barème plus précis circule via les blogs spécialisés en préparation gendarmerie : la note de 20/20 serait fixée à 16,5 tractions pour les hommes et 13,5 pour les femmes. Ce barème détaillé n’est pas confirmé par un document officiel public et doit être considéré comme indicatif.
| Note | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| 20/20 | 16,5 | 13,5 |
À partir de 4 tractions, un candidat entre dans la zone considérée comme solide en école de gendarmerie. Le 10/10 est atteignable même pour un débutant avec 6 à 8 semaines d’entraînement structuré.
Test tractions au CSO : structure, déroulé et notes éliminatoires
Le Centre de Sélection et d’Orientation (CSO) est le passage obligé pour la majorité des candidatures dans les trois armées. Les épreuves sportives y sont communes : peu importe l’armée visée, les exercices et les barèmes sont identiques.
Les trois épreuves du CSO
Le bloc sportif comporte trois tests, passés après la visite médicale qui doit d’abord vous déclarer apte. L’ordre habituel commence par le Luc Léger (endurance), suivi du test Killy (depuis février 2025), puis des tractions pour les hommes ou du tirage poulie haute pour les femmes.
L’armée recherche un profil polyvalent. Mieux vaut être bon dans les trois épreuves qu’excellent dans une et médiocre dans les autres : la moyenne et l’absence de note basse comptent plus qu’un pic isolé.
Barème minimum et notes éliminatoires
C’est ici qu’on rencontre une divergence entre sources qu’il faut signaler.
Selon les sources spécialisées pilote (sélections ALAT et EOPN), le barème minimum est de 5/20 au total des trois épreuves, sans aucune note individuelle inférieure à 1/20. D’autres sources généralistes citent une moyenne minimale de 6/20. La valeur de 5/20 est corroborée par deux sources cohérentes (ALAT et EOPN), et c’est celle qui est généralement retenue pour les sélections pilote. Le seuil de 1/20 par épreuve comme note éliminatoire individuelle, lui, fait consensus.
Concrètement : pas de seuil absolu de répétitions fixé. Au test des tractions, vous faites le maximum jusqu’à l’échec, et la note dépend de votre nombre de tractions valides. Mais une note inférieure à 1/20 sur cette seule épreuve élimine d’office. Le minimum fonctionnel existe, simplement il s’exprime en note et pas en répétitions.
Différence hommes / femmes : pourquoi le tirage poulie remplace la suspension
Historiquement, les femmes passaient une épreuve de suspension (maintien bras fléchis sous la barre). Depuis l’été 2023, le tirage à la poulie haute remplace cette suspension dans les sélections CSO, EOPN et ALAT. Les hommes, eux, continuent de passer les tractions à la barre fixe.
Si vous tombez sur une source qui décrit encore la suspension pour les femmes, c’est qu’elle n’a pas été mise à jour : la version actuelle est bien le tirage poulie.
Tirage à la poulie haute pour les femmes : règles et poids
L’épreuve évalue la même qualité que les tractions chez les hommes (force du haut du corps), mais avec un dispositif adapté. Pour qu’une répétition compte, la barre doit toucher la poitrine en position basse et les bras doivent être complètement tendus en position haute, coudes déverrouillés. Une légère pause haute permet de bien montrer le débattement.
Aucun temps d’arrêt n’est toléré entre deux mouvements : c’est une différence majeure avec les tractions hommes, où un temps de pause raisonnable en bas est admis.
Barème du poids selon la masse corporelle
Le poids de la barre est adapté à la masse de la candidate, selon quatre paliers corroborés par plusieurs sources spécialisées pilote.
| Poids de la candidate | Poids sur l’appareil |
|---|---|
| < 50 Kg | 20 Kg |
| 50-55 Kg | 25 Kg |
| 55-65 Kg | 30 Kg |
| > 65 Kg | 35 Kg |
Une source spécialisée ne mentionne pas le palier à 20 kg et commence à 25 kg dès la tranche sous 55 kg ; d’autres sources convergent sur la version à quatre paliers ci-dessus, qui est donc à retenir.
Le test Luc Léger : endurance cardio-respiratoire
Le Luc Léger ouvre généralement la séquence sportive. C’est une course en navette de 20 mètres, séquencée par paliers sonores : à chaque « bip », vous devez avoir atteint la ligne opposée.
Selon devenir-aviateur.gouv.fr et les sources spécialisées, la vitesse initiale est de 8 km/h, et elle augmente de 0,5 km/h à chaque palier d’une minute. La structure totale est de 13 minutes : une minute d’échauffement plus douze minutes de paliers progressifs. À la ligne, on marque un arrêt et on repart : pas le droit de continuer en faisant un arc de cercle.
Une tolérance de 2 mètres de retard sur la ligne est généralement admise si on la rattrape au palier suivant. Une autre source mentionne 1 mètre seulement, mais deux sources convergent sur 2 mètres : c’est la valeur à retenir.
L’erreur classique consiste à partir trop vite sur les premiers paliers. À 8 km/h, c’est presque de la marche rapide ; il faut rester économe et garder de l’énergie pour les paliers 8 et au-delà, où la difficulté grimpe vite. Pour être compétitif sur les sélections pilote (EOPN), viser un palier 10 au minimum est recommandé ; les meilleurs candidats atteignent les paliers 12 à 14.
Barème Luc Léger – contrôle de condition physique générale (hommes)
| Points | ≤ 29 ans | 30-34 ans |
|---|---|---|
| 20 | 11,5 | 11,5 |
| 19 | 10,5 | 10,5 |
| 18 | 9,5 | 9,5 |
| 17 | 8,5 | 8,5 |
| 16 | 7,75 | 7,75 |
| 15 | 7,5 | 7,5 |
| 14 | 7,25 | 7,25 |
| 13 | 6,75 | 6,75 |
| 12 | 6,5 | 6,5 |
| 11 | 6,25 | 6,25 |
| 10 | 5,75 | 5,75 |
| 9 | 5,5 | 5,5 |
| 8 | 5,25 | 5,25 |
Le test Killy : ce qui a changé depuis février 2025
Depuis février 2025, le test Killy a remplacé l’épreuve des squats dans les sélections de l’armée (CSO, EOPN, ALAT). Si vous tombez encore sur une source qui parle des squats comme épreuve en vigueur, c’est qu’elle n’a pas été actualisée : trois sources spécialisées indépendantes confirment la transition.
Le test Killy, aussi appelé « épreuve de la chaise », évalue l’endurance musculaire des cuisses et du tronc en position isométrique. Le candidat se met assis dos plaqué contre un mur, jambes fléchies à 90 degrés, pieds à plat au sol, sans aucun appui des mains. Il s’agit de tenir le plus longtemps possible.
Difficulté supplémentaire : le Killy se passe après le Luc Léger. Les cuisses sont déjà sollicitées par la course, et la brûlure musculaire arrive vite.
Barème complet du test Killy
| Note | Hommes / Femmes |
|---|---|
| 1 | 16 s |
| 2 | 24 s |
| 3 | 32 s |
| 4 | 40 s |
| 5 | 48 s |
| 6 | 56 s |
| 7 | 1 min 4 s |
| 8 | 1 min 12 s |
| 9 | 1 min 20 s |
| 10 | 1 min 28 s |
| 11 | 1 min 36 s |
| 12 | 1 min 44 s |
| 13 | 1 min 52 s |
| 14 | 2 min |
| 15 | 2 min 8 s |
| 16 | 2 min 16 s |
| 17 | 2 min 24 s |
| 18 | 2 min 32 s |
| 19 | 2 min 40 s |
| 20 | 2 min 48 s |
Le 20/20 demande donc 168 secondes, soit 2 minutes 48. La note de 10/20, qui correspond à la moyenne sur cette épreuve, se situe à 88 secondes (1 min 28). En dessous de 16 secondes, c’est la note de 1/20 qui s’applique, soit la note éliminatoire.
Sélection armée de l’Air et de l’Espace : le parcours
Pour les candidatures à l’Armée de l’Air, le parcours dépend du type de poste.
Pour le personnel non navigant, les tests sportifs comportent les trois mêmes épreuves : Luc Léger avec un barème spécifique aux non navigants, tractions à la barre pour les hommes ou poulie haute pour les femmes, et test Killy.
Pour le personnel navigant (pilotes et navigateurs officiers), la sélection se passe au CSSA (Centre de Sélection Spécifique Air) sur la BA 705 de Tours, sur quatre jours. Au programme : la série de six tests psychotechniques TAMI-C sur ordinateur (raisonnement, spatial, arithmétique, verbal, attention, vitesse de codage), les trois épreuves sportives, et un test d’anglais écrit (questionnaire informatique de 55 minutes, 150 questions à choix multiples). L’anglais et les épreuves sportives peuvent faire l’objet d’un rattrapage.
Tous les tests se passent sur la même convocation. La visite médicale comporte des prises de mesure générales, un test urinaire, un ECG, un test auditif, un test de la vision, et un bilan avec un médecin.

Préparation aux tractions : programme pour débuter et progresser
La bonne nouvelle pour les candidats partant de loin : les tractions sont l’exercice où l’on progresse le plus vite quand on s’y met sérieusement. Un débutant peut atteindre le 10/10 en école de gendarmerie après 6 à 8 semaines d’entraînement structuré.
Pour un débutant : construire la première traction
Si vous ne faites aucune traction stricte aujourd’hui, ne cherchez pas à monter à la barre et à forcer. Trois exercices construisent la base.
Les tractions négatives consistent à sauter pour positionner le menton au-dessus de la barre, puis à descendre lentement (5 secondes) jusqu’à bras tendus. Trois séries de 5 répétitions. Cette phase excentrique recrute fortement les fibres et habitue le corps à l’amplitude complète.
Les tractions assistées avec élastique réduisent la charge à soulever en accrochant un élastique de résistance à la barre, sous les pieds ou les genoux. Trois séries de 8 répétitions. À mesure que vous progressez, vous passez à un élastique moins épais.
Les tractions australiennes se font avec une barre basse, le corps presque parallèle au sol, talons au sol. Plus le corps est à l’horizontale, plus c’est dur. On peut surélever les pieds sur un banc pour progresser.
Pour un intermédiaire : casser le plateau
Une fois 5 à 8 tractions propres acquises, la progression demande de la structure. Trois méthodes sont efficaces.
La pyramide ascendante puis descendante : 1 traction, repos 90 secondes, 2 tractions, repos, 3, 4, puis on redescend 3, 2, 1. On peut alterner prise large et prise serrée à chaque série.
Le volume massif : 5 séries de 8 tractions, deux fois par semaine, en ajoutant une répétition par semaine tant que la technique reste parfaite.
Les tractions lestées avec un gilet de 5 kg, en séries courtes de 3 fois 4 répétitions. À envisager seulement si vous tenez déjà 10 tractions propres au poids du corps. Progression possible vers 7 kg toutes les trois semaines.
Quelques variantes utiles à l’entraînement
| Type | Niveau | Bénéfice principal |
|---|---|---|
| Traction supination | Débutant | Construit la force initiale, biceps actifs |
| Traction avec élastique | Débutant | Volume sans casser la technique |
| Traction excentrique | Intermédiaire | Renforce la phase de descente, dépasser le plateau |
| Traction lestée | Avancé | Force pure, gain en répétitions au poids du corps |
Pour la traction excentrique en pratique : monter à la barre avec l’aide d’une chaise ou d’un saut, puis descendre en 4 à 6 secondes. Trois séries de 5 répétitions au début, à porter progressivement à 3 séries de 8.
Fréquence : 3 à 4 séances par semaine, pas plus
C’est le consensus des sources sérieuses : 3 à 4 séances par semaine de tractions, avec au minimum 48 heures de repos entre deux séances. Pour un débutant, commencer à 1 ou 2 séances par semaine et monter à 3 après le premier mois est plus prudent.
La méthode Armstrong propose une fréquence plus soutenue (5 séances par semaine en alternant volume et intensité) ; c’est une méthode spécifique nommée qui peut être utile sur des cycles courts, mais pas un mode de fonctionnement permanent.
Conseil pratique : faire des tractions tous les jours est contre-productif. Les fibres musculaires se réparent et se renforcent pendant le repos, pas pendant l’effort.
Une semaine type pour un intermédiaire
Lundi : séance tractions (pyramide ou volume). Mardi : cardio léger ou repos. Mercredi ou jeudi : séance tractions (variante différente du lundi). Vendredi : renforcement complémentaire (pompes, abdos, gainage). Samedi : séance tractions plus courte ou tractions lestées. Dimanche : repos.

Récupération, fatigue et prévention des blessures
Beaucoup de candidats sabotent leur préparation en s’entraînant trop, trop vite. La règle de base : 48 heures de repos minimum entre deux séances de tractions. Le reste du temps, on peut faire du renforcement complémentaire ou du cardio sans solliciter directement les mêmes muscles.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer sont précis. Une douleur vive au coude signale souvent une tendinite débutante : arrêt immédiat et avis médical. Une gêne à l’épaule persistant au repos ne doit pas être négligée. Une fatigue inexpliquée malgré un bon sommeil est un signe de surmenage. Une stagnation ou une régression des performances alors que l’entraînement continue indique qu’il faut revoir le programme, pas en faire plus.
Une blessure mal gérée peut ruiner plusieurs mois de préparation. Et au cours de la formation militaire elle-même, une dispense sportive prolongée peut retarder votre cursus, voire entraîner un déclassement vers une autre promotion.
Conseils pour le jour J
Les 48 heures précédant les épreuves se passent au repos : pas d’entraînement intensif, pas de séance de tractions de dernière minute. Un repas léger 2 à 3 heures avant, une bonne hydratation, et un échauffement de 10 à 15 minutes avant chaque épreuve.
Arriver reposé compte autant que le travail des trois mois précédents. Une mauvaise nuit la veille peut coûter deux paliers au Luc Léger et trois tractions sur le total.
Préparation globale : au-delà des tractions
Le test des tractions ne se passe jamais isolément. Préparer uniquement les tractions, c’est échouer sur les deux autres épreuves et tirer la moyenne vers le bas.
Un bon plan inclut un travail de VMA et d’endurance (intervalles courts pour le Luc Léger, sorties longues pour la base aérobie), du renforcement isométrique des cuisses pour le Killy (chaise au mur en série progressive), de la force du haut du corps pour les tractions (programme dédié), et des séances d’enchaînement où vous reproduisez les trois épreuves dans l’ordre, tous les 4 à 6 semaines, pour mesurer votre niveau en conditions proches du réel.
Le CCPM : un cadre qui dure toute la carrière
Une fois engagé, le Contrôle de la Condition Physique du Militaire (CCPM) continue d’évaluer votre forme chaque année. Selon l’instruction officielle reproduite dans le corpus, il comporte trois aptitudes notées sur 20 chacune, pour un total de 60 points : l’endurance cardio-respiratoire (ECR), l’aisance aquatique (AA), et la capacité musculaire générale (CMG).
Les militaires sont répartis en six catégories d’âge selon leur âge au 31 décembre, de « senior 1 » (≤ 29 ans) à « master 3 » (≥ 50 ans). La catégorie « senior » globale couvre jusqu’à 39 ans, avec des sous-catégories internes.
L’esprit du CCPM est clair : la préparation aux tests de sélection n’est pas un sprint final, mais le début d’une condition physique qu’on entretient toute sa carrière.
Comment se situer : repères par niveau
En France, un homme adulte en bonne forme physique réalise en moyenne 8 à 10 tractions. Une femme en bonne forme, 2 à 4. Pour les candidats militaires, l’objectif est de viser 200 à 300 % de ces moyennes civiles.
Concrètement, 10 tractions est un bon point de référence : au-dessus de la moyenne civile, suffisant pour les premières étapes des recrutements grand public (Armée de l’Air militaires du rang, certaines spécialités Armée de Terre), mais insuffisant pour les Forces Spéciales (minimum 15, objectif 20+) ou la BSPP (minimum 15, objectif 18+).
Pour vous situer, le barème pédagogique de l’école de gendarmerie offre une grille utile et applicable à toute préparation militaire.
| Niveau d’objectif | Tractions (H) | Tractions (F) | Pompes (H) | Pompes (F) | Abdos (H) | Abdos (F) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Minimum pour être à l’aise | 8 | 3 | 30 | 19 | 38 | 31 |
| Confort + confiance | 12 | 6 | 40 | 28 | 58 | 46 |
| Top niveau | 16 | 8 | 46 | 31 | 70 | 55 |
Si vous êtes au niveau « confort + confiance » sur les trois exercices, vous abordez les tests dans de bonnes conditions. Le niveau « top » se vise pour les concours les plus exigeants ou pour viser une bonne place au classement final.
épreuves de sélection. » class= »wp-image-2306″ loading= »lazy » />Foire aux questions
Combien de tractions faut-il faire pour l’armée ?
Le nombre varie selon le corps visé. Pour l’Armée de Terre en infanterie, le minimum indicatif est d’environ 8 tractions, avec un objectif de 12 à 15 pour un bon dossier. Les Forces Spéciales demandent au minimum 15 tractions (objectif 20+). L’Armée de l’Air demande 4 tractions pour les militaires du rang et 9 pour les sous-officiers. Les Pompiers de Paris exigent un minimum de 15 tractions. Il n’existe pas de barème officiel universel publiquement accessible : passez par defense.gouv.fr ou par votre CIRFA pour le corps que vous visez.
Combien de tractions pour rentrer à l’armée ?
Pour le test CSO commun aux trois armées, il n’y a pas de seuil de répétitions fixé en valeur absolue : l’objectif est de faire le maximum jusqu’à l’échec, et la note dépend du nombre de tractions valides. Une note inférieure à 1/20 sur cette épreuve est éliminatoire, et la moyenne minimale sur les trois épreuves sportives est de 5/20 selon les sources spécialisées pilote. Hors CSO, viser 10 à 15 tractions propres est un bon point de départ pour la majorité des recrutements.
Est-ce que 10 tractions c’est bien ?
10 tractions est au-dessus de la moyenne nationale (8 à 10 pour un homme adulte en bonne forme) et constitue un bon point de départ pour la plupart des recrutements militaires. C’est suffisant pour les premières étapes du concours d’entrée de l’Armée de l’Air (militaires du rang) et pour certaines spécialités de l’Armée de Terre, mais insuffisant pour les Forces Spéciales (15 à 20) ou la BSPP (minimum 15). Pour être compétitif sur un dossier, viser 12 à 15 tractions propres.
Quel est le barème de traction pour les femmes ?
Dans les sélections CSO, EOPN et ALAT, les femmes ne passent pas l’épreuve de tractions à la barre : elles passent le tirage à la poulie haute, avec un poids adapté à leur masse corporelle (20 kg si moins de 50 kg, 25 kg entre 50 et 55 kg, 30 kg entre 55 et 65 kg, 35 kg au-delà de 65 kg). En école de gendarmerie, les tractions sont évaluées pour les femmes, avec un 20/20 fixé à 13,5 tractions selon les barèmes spécialisés. L’objectif minimum pour entrer dans la zone confortable est de 3 tractions selon les barèmes spécialisés en préparation gendarmerie.
Quelle est la moyenne de tractions par personne ?
En France, un homme adulte en bonne forme réalise en moyenne 8 à 10 tractions, une femme 2 à 4. Ces chiffres restent bien en dessous de ce que les candidats militaires doivent viser : les tests de sélection demandent généralement 200 à 300 % de ces moyennes civiles. Avec un entraînement structuré, un passage de 0 à 10 tractions propres est atteignable en 6 à 8 semaines.
Quels muscles la traction militaire cible-t-elle ?
La traction militaire sollicite principalement le grand dorsal (dos), les deltoïdes (épaules), les biceps et les triceps (bras), ainsi que les rhomboïdes et les trapèzes en stabilisateurs. C’est un exercice polyvalent qui engage de nombreux groupes musculaires du haut du corps en un seul mouvement, ce qui en fait un bon indicateur de la force fonctionnelle d’un candidat sur le terrain.
Combien de tractions les militaires peuvent-ils faire ?
Les standards varient selon les unités. Les soldats d’infanterie visent 12 à 15 tractions, les Forces Spéciales 20 et plus. Les Pompiers de Paris doivent atteindre 18 tractions pour un bon dossier. Ces niveaux dépassent largement la moyenne civile de 8 à 10 tractions et s’obtiennent après plusieurs mois de préparation ciblée.
Quel est un bon nombre de tractions ?
En dehors du contexte militaire, 10 tractions est généralement considéré comme un bon score pour un homme adulte. Dans le contexte des tests militaires français, 12 à 15 tractions propres (en pronation, amplitude complète, sans balancement) constituent un bon objectif pour la majorité des corps, à l’exception des Forces Spéciales et de la BSPP qui exigent 15 à 20+.
Quels sont les 3 types de tractions ?
Les trois variantes principales de prise sont la prise large (mains plus écartées que les épaules, sollicite davantage les deltoïdes et le grand dorsal), la prise serrée (mains rapprochées, travaille les biceps et les triceps), et la prise supination (paumes vers soi, recrute fortement les biceps). Le jour du test militaire, seule la pronation est autorisée.
Est-il vrai que 70 % des hommes ne peuvent pas faire de tractions ?
Aucune source française vérifiable du corpus consulté ne confirme cette statistique précise. Il est établi que la majorité des adultes sédentaires ne parviennent pas à réaliser une traction complète, et que la moyenne en France pour un homme en bonne forme se situe autour de 8 à 10 tractions. Pour les candidats militaires, cela renforce surtout un point : une préparation physique structurée plusieurs mois avant les tests fait la différence entre un dossier validé et un dossier recalé.