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Épreuves sportives

Barème des tests physiques de l’armée : seuils et notes 2026

Eliott Raoult
·
28/05/2026
·
20 mins
Candidat en tenue de sport effectuant des tractions à la barre fixe lors d'un test physique militaire

Sommaire

    Connaître le barème des tests physiques de l’armée, c’est savoir exactement où placer le curseur de sa préparation. Trop de candidats s’entraînent sans cible précise, alors que chaque épreuve repose sur des seuils chiffrés et des notes calibrées. Cet article rassemble les barèmes utiles, les seuils éliminatoires et la logique de notation, pour que vous sachiez ce qui est attendu avant même de poser le pied au centre de sélection.

    Une précision s’impose d’entrée, car elle évite la plupart des confusions que l’on trouve en ligne. Les barèmes ne sont pas les mêmes selon votre situation. Un candidat civil qui passe sa sélection ne répond pas au même référentiel qu’un militaire déjà en service.

    Deux référentiels à ne pas confondre

    Le premier référentiel concerne la sélection des candidats à l’engagement. Les épreuves se déroulent au Centre de Sélection et d’Orientation (CSO) pendant la semaine de sélections. Trois épreuves sont évaluées : le test de Luc Léger, les tractions pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes, et le test de Killy. Chaque épreuve est notée sur 20.

    Le second référentiel est le CCPG, le contrôle de la condition physique générale. Il s’applique aux militaires déjà en service et fait l’objet d’une instruction officielle du ministère de la Défense datée du 12 février 2025. Ses épreuves diffèrent en partie de celles de la sélection : endurance cardio-respiratoire, aisance aquatique et capacité musculaire générale.

    Les sources en ligne mélangent souvent les deux, ce qui explique des chiffres contradictoires sur un même test. Le Luc Léger en est le meilleur exemple : la vitesse de départ n’est pas la même selon que l’on parle de la sélection CSO ou du CCPG des militaires en service. On y revient plus bas. Gardez simplement en tête cette distinction, elle clarifie tout le reste.

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    Les épreuves de sélection au CSO

    Au CSO, les tests physiques arrivent après la visite médicale. Cette visite doit d’abord vous déclarer apte à la pratique du sport. Tant que vous n’êtes pas qualifié médicalement, vous ne passez pas les épreuves sportives.

    Les trois épreuves sont obligatoires et se passent en tenue de sport. L’ordre habituel place le Luc Léger en premier, suivi de l’épreuve de force du haut du corps, puis du test de Killy. Depuis février 2025, ce test de Killy remplace l’ancienne épreuve des squats.

    Il n’existe pas de temps de récupération officiel chronométré entre les épreuves. En pratique, les candidats disposent de cinq à dix minutes de pause, le temps de la mise en place et des déplacements entre les ateliers.

    Deux règles décident de votre admissibilité. La moyenne minimale exigée sur les trois épreuves est de 6/20, selon les sources spécialisées sur la sélection. Une note inférieure à 1/20 à l’une des épreuves est éliminatoire, et une moyenne de 5/20 entraîne aussi l’élimination. Autrement dit, il ne suffit pas d’être excellent sur une épreuve : il faut tenir un niveau correct partout.

    Groupe de recrues en tenue de sport courant en formation lors d'un test d'endurance Luc Léger.

    Test de Luc Léger : l’endurance cardio-respiratoire

    Le test de Luc Léger est une épreuve navette qui mesure votre endurance cardio-respiratoire, c’est-à-dire votre capacité à consommer de l’oxygène (la VO2max) pendant un effort intense. Vous faites des allers-retours entre deux lignes distantes de 20 mètres, au rythme d’une bande son qui émet un bip à chaque ligne à atteindre. La vitesse augmente par palier, chaque palier durant une minute, avec une progression de 0,5 km/h.

    C’est ici que la distinction entre référentiels prend tout son sens. Pour le CCPG des militaires en service, l’instruction officielle du 12 février 2025 fixe une vitesse de départ de 9 km/h au palier 1. Plusieurs sources non gouvernementales décrivant la sélection CSO mentionnent un départ à 8 km/h. La valeur officielle de référence reste 9 km/h pour le CCPG.

    Une tolérance existe. Un retard de 2 mètres est admis pendant le test. Le candidat en retard n’est pas éliminé tant qu’il parvient à combler son retard ensuite. À chaque ligne, il faut marquer un arrêt net et repartir, sans couper le virage en arc de cercle.

    Côté barème de sélection, le palier conditionne directement la note. Le seuil minimum obligatoire est le palier 7 pour les hommes et le palier 6 pour les femmes. Atteindre le palier 8 vous situe dans une moyenne correcte. Le tableau ci-dessous donne la correspondance entre palier et note pour les hommes, ainsi que le barème des tractions associé.

    Note Palier Luc Léger Nombre de tractions
    20/20 12 16
    19/20 12 15
    18/20 11 14
    17/20 10 13
    16/20 10 12
    15/20 9 11
    14/20 9 10
    13/20 8 9
    12/20 8 8
    11/20 7 7
    10/20 7 6
    9/20 6 5
    8/20 6 4
    7/20 5 3
    6/20 5 2
    5/20 4 1
    4/20 3 0
    3/20 2 0
    2/20 1 0
    1/20 0 0

    Pour progresser au Luc Léger, le travail de VMA est central. Une VMA d’environ 11,5 km/h correspond au seuil minimum, et viser 12 à 13 km/h vous met dans la zone des bonnes notes. Les séances de fractionné, qui alternent intervalles intenses et récupération, sont la méthode la plus efficace pour faire monter cette VMA. Le jour du test, un échauffement court suffit, et la gestion de la respiration fait souvent la différence sur les derniers paliers.

    Tractions et tirage poulie haute

    L’épreuve de force du haut du corps diffère selon le sexe. Les hommes réalisent des tractions à la barre fixe. Les femmes effectuent un tirage poulie haute depuis l’été 2023, qui a remplacé l’ancienne suspension.

    Pour les tractions, la prise se fait en pronation, mains au minimum à la largeur des épaules, pouces vers l’intérieur. Le candidat part bras tendus, coudes déverrouillés, et se hisse jusqu’à ce que le menton dépasse la barre. Aucun mouvement de balancier n’est autorisé, les jambes restent tendues et relâchées, et le moindre coup de tête pour faire passer le menton de façon artificielle invalide la répétition. Il n’y a pas de limite de temps, ce qui permet de souffler quelques secondes en bas quand l’effort devient difficile.

    Le barème masculin part de 16 tractions pour le 20/20 et descend jusqu’à 6 tractions pour 10/20. Sur le plan réglementaire strict, c’est une note inférieure à 1/20 qui élimine, soit 0 traction, sachant que le barème attribue déjà 4/20 à une performance nulle et 5/20 à une seule traction. Certaines sources évoquent un seuil pratique plus élevé, autour de 6 tractions, mais ce chiffre relève d’un objectif de sélection plus que du minimum réglementaire.

    Le tirage poulie haute évalue la force des membres supérieurs chez les candidates. Pour qu’une répétition compte, la barre doit toucher la poitrine en bas et les bras doivent revenir complètement tendus, coudes déverrouillés. La charge n’est pas fixe : elle est adaptée au poids de la candidate, ce qui neutralise l’avantage ou le handicap lié au gabarit.

    Poids en kg Charge
    – 50 20 kg
    50 < poids ⩽ 55 25 kg
    55 < poids ⩽ 65 30 kg
    + 65 35 kg

    Côté notation, le barème du tirage poulie repose sur le nombre de répétitions, le poids restant adapté à chaque candidate.

    Note Poids adapté au poids de la candidate Nombre de répétitions
    20/20 Variable selon poids 45+
    19/20 Variable selon poids 44
    18/20 Variable selon poids 43
    17/20 Variable selon poids 42
    16/20 Variable selon poids 41
    15/20 Variable selon poids 40
    14/20 Variable selon poids 39
    13/20 Variable selon poids 38
    12/20 Variable selon poids 37
    11/20 Variable selon poids 36
    10/20 Variable selon poids 35
    9/20 Variable selon poids 34
    8/20 Variable selon poids 33
    7/20 Variable selon poids 32
    6/20 Variable selon poids 30
    5/20 Variable selon poids 25
    4/20 Variable selon poids 20
    3/20 Variable selon poids 15
    2/20 Variable selon poids 10
    1/20 Variable selon poids 1

    L’évaluateur peut refuser des répétitions jugées non valides. Inutile de chercher à tricher sur l’amplitude : la notation est stricte et une répétition incomplète ne sera pas comptée. Pour cette épreuve comme pour les tractions, un travail ciblé du dos, des biceps et des avant-bras, avec une résistance progressive, reste la meilleure préparation.

    Test de Killy : la chaise qui a remplacé les squats

    Depuis février 2025, le test de Killy remplace l’épreuve des squats lors des sélections. On l’appelle aussi l’épreuve de la chaise. Il évalue l’endurance musculaire des cuisses dans une position statique, c’est-à-dire isométrique, et non un mouvement explosif.

    La position exige le dos plaqué contre un mur, tête, épaules et fessiers au contact, jambes fléchies à 90 degrés et pieds à plat au sol. Les bras sont croisés sur le torse, sans appui des mains. L’objectif est simple à énoncer et redoutable à tenir : rester en position le plus longtemps possible. Tout décalage de posture invalide le chronomètre.

    L’épreuve passe après le Luc Léger, ce qui rend l’effort plus pénible encore, les jambes étant déjà sollicitées. Le barème de référence le plus détaillé attribue le 20/20 à 168 secondes, soit 2 minutes 48, et descend par paliers de 8 secondes jusqu’au 1/20 fixé à 16 secondes. La note de 10/20 correspond à 1 minute 28.

    Note Hommes / Femmes
    1/20 16 s
    2/20 24 s
    3/20 32 s
    4/20 40 s
    5/20 48 s
    6/20 56 s
    7/20 1 min 4 s
    8/20 1 min 12 s
    9/20 1 min 20 s
    10/20 1 min 28 s
    11/20 1 min 36 s
    12/20 1 min 44 s
    13/20 1 min 52 s
    14/20 2 min
    15/20 2 min 8 s
    16/20 2 min 16 s
    17/20 2 min 24 s
    18/20 2 min 32 s
    19/20 2 min 40 s
    20/20 2 min 48 s

    Ce barème reste récent et des variations entre centres ont été rapportées, certains témoignages évoquant des seuils allant jusqu’à 4 min 20 pour un très bon sportif. Comme l’épreuve récompense la résistance à la brûlure musculaire, l’entraînement le plus utile consiste à reproduire la position de la chaise juste après une séance de course, pour habituer les jambes à encaisser dans la fatigue.

    Le CCPG des militaires en service : barèmes officiels sur 60 points

    Le contrôle de la condition physique générale s’adresse aux militaires déjà en service et repose sur l’instruction officielle du 12 février 2025. Trois aptitudes sont contrôlées : l’endurance cardio-respiratoire (ECR), l’aisance aquatique (AA) et la capacité musculaire générale (CMG). Chaque épreuve est notée sur 20, pour un total de 60 points.

    L’ECR peut prendre plusieurs formes selon l’organisateur, dont le test navette Luc Léger à 9 km/h au départ, le test VAMEVAL qui débute à 8,5 km/h avec une hausse de 0,5 km/h par minute, ou la course de 2400 mètres. La CMG, elle, repose sur une série de pompes, c’est-à-dire des flexions des bras en appui facial. C’est un point souvent mal rapporté en ligne : pour le CCPG des militaires, ce sont bien les pompes qui évaluent la force, pas les tractions ni les squats.

    L’aisance aquatique se déroule sur 100 mètres au total, dont 15 mètres en apnée suivis de 85 mètres de nage libre. L’ancien protocole, qui combinait 10 mètres d’apnée et 100 mètres de nage, n’est plus en vigueur.

    Les barèmes sont modulés selon le sexe et l’âge, avec neuf catégories d’âge communes aux deux sexes : 18-21 ans, 22-25 ans, 26-29 ans, 30-33 ans, 34-37 ans, 38-41 ans, 42-45 ans, 46-49 ans, puis 50 ans et plus. L’âge retenu est celui atteint au 31 décembre de l’année de notation. Pour la tranche 18-21 ans, voici les performances qui valent la note maximale.

    Épreuve (CCPG, 18-21 ans) 20/20 hommes 20/20 femmes
    Course 2400 m 09:00 10:30
    Aisance aquatique (100 m) 1 min 30 s 1 min 50 s
    Pompes (CMG) 50 26

    La classification finale suit une échelle de cinq niveaux, fondée sur le total des points.

    Niveau Points sur 60
    Niveau 5 51 à 60
    Niveau 4 41 à 50
    Niveau 3 31 à 40
    Niveau 2 21 à 30
    Niveau 1 20 et moins

    Un seuil de 31 points minimum est requis pour être classé. Un militaire situé en niveau 1 ou 2, donc sous 31 points, doit repasser tout ou partie des épreuves pour atteindre ce seuil. Le non-respect de cette obligation est pris en compte dans la notation, sauf raison de service.

    Militaire en uniforme passant un examen médical auprès d'un médecin militaire dans un centre de sélection.

    Visite médicale, profil SIGYCOP et IMC

    Les barèmes physiques ne sont qu’une partie de l’évaluation. La sélection passe d’abord par une visite médicale qui conditionne l’accès aux épreuves sportives. Sans aptitude médicale, pas de tests.

    Le cœur de cette évaluation est le profil SIGYCOP. Il s’agit d’un système médical à sept composantes, désignées par les lettres S, I, G, Y, C, O et P, qui couvrent notamment le système musculo-squelettique, la vision, l’audition et le psychisme. Chaque critère reçoit une cote chiffrée, et les seuils exigés varient selon l’unité visée. Le profil SIGYCOP demandé est par exemple bien plus élevé pour les nageurs de combat ou les parachutistes que pour un poste plus standard. Concrètement, le SIGYCOP traduit en chiffres votre adéquation médicale à une spécialité donnée.

    L’indice de masse corporelle entre aussi en jeu. Pour la Légion étrangère, l’IMC doit se situer entre 18 et 30 kg/m². Un IMC trop élevé ou trop faible peut conduire à une inaptitude ou restreindre certaines affectations.

    La sélection comporte enfin un volet psychotechnique et un examen médical complet. Les tests psychotechniques mesurent le raisonnement, la concentration, la logique et la gestion du stress, à travers des séries logiques, des tests de codage, spatiaux ou verbaux. L’examen médical, lui, inclut l’audiométrie, l’ophtalmologie, la cardiologie et l’évaluation orthopédique. Une tendinite ou une blessure non traitée peut compromettre la préparation, d’où l’intérêt d’une prise en charge rapide.

    En cas de jugement d’inaptitude définitive, une voie de recours existe. Le candidat peut demander à son conseiller en recrutement une contre-expertise de son dossier par un autre médecin militaire. Le CIRFA, Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées, lui communiquera les coordonnées du bureau expert compétent.

    Variantes selon les armées et les spécialités

    Les épreuves sportives de sélection sont présentées comme identiques pour les trois armées, Terre, Air et Marine, avec des barèmes et des exercices standardisés pour garantir l’équité. La logique de notation sur 20 et les seuils éliminatoires suivent donc la même grille de base.

    Les exigences réelles montent toutefois avec la spécialité. Les notes minimales attendues varient selon le poste visé, sans être toujours communiquées publiquement. Pour l’infanterie, par exemple, des résultats nettement au-dessus des seuils de base sont attendus. Les unités d’élite comme les nageurs de combat ou les parachutistes demandent un profil SIGYCOP élevé, un IMC inférieur à 25 et une endurance générale solide.

    Le cadre d’ensemble a évolué. L’Armée de Terre place l’entraînement physique militaire et sportif (EPMS) au cœur de son esprit guerrier. À compter de 2020, elle a fait évoluer le contrôle de la condition physique du militaire (CCPM), qui se compose du contrôle de la condition physique générale (CCPG) et du contrôle de la condition physique spécifique (CCPS). Cette réforme a réduit le nombre d’épreuves du CCPG, élargi les tranches d’âge et introduit des barèmes mixtes, dans une logique d’équité et de simplicité.

    Soldats en tenue militaire réalisant des pompes en séance d'entraînement physique collectif.

    Comment se préparer aux tests physiques

    La préparation se construit sur la durée. Comptez au minimum 8 à 12 semaines, et davantage si vous partez d’un niveau peu sportif. Ce délai permet de mener au moins trois cycles d’entraînement, condition d’une progression réelle plutôt que d’un pic de forme aléatoire.

    La structure qui revient le plus souvent enchaîne trois semaines de travail intensif progressif suivies d’une semaine allégée, où le volume baisse pour favoriser la récupération sans perdre l’intensité. Sur ce rythme, prévoyez 4 à 5 séances par semaine, en combinant cardio pour l’endurance, musculation ciblée du haut et du bas du corps, et travail technique propre à chaque épreuve.

    Le contenu des séances doit couvrir les trois axes mesurés. Le travail de VMA et de fractionné prépare le Luc Léger. Le renforcement du dos et des bras sert les tractions et le tirage poulie. L’endurance isométrique des cuisses, à travers des maintiens en position chaise, prépare le test de Killy. L’aisance aquatique, parfois négligée alors qu’elle peut être déterminante au CCPG, mérite aussi des séances de natation fractionnée.

    Un principe revient chez les préparateurs : viser la polyvalence. Mieux vaut être correct sur les trois épreuves qu’excellent sur une seule et faible sur les autres, puisque la moyenne et les seuils plancher décident de l’admissibilité. Un test d’évaluation tous les mois, en enchaînant les trois épreuves dans des conditions proches du réel, permet d’ajuster vos objectifs et de repérer le point faible à corriger.

    L’hygiène de vie pèse autant que l’entraînement. Le sommeil régulier et suffisant régénère les muscles et conditionne la capacité à encaisser la charge. L’alimentation doit apporter des protéines pour la musculation et des glucides complexes pour l’énergie, avec une hydratation d’au moins 2 litres d’eau par jour. Les étirements quotidiens, en particulier des muscles postérieurs comme les fessiers, les ischio-jambiers et les mollets, réduisent le risque de blessure. Des footings très lents d’environ 30 minutes favorisent une récupération active, et une consultation ostéopathique ou un ajustement de semelles peut s’imposer en cas de tendinite naissante.

    Le pas suivant est simple. Faites un premier test sur les trois épreuves pour situer votre niveau de départ, puis construisez vos cycles de huit à douze semaines en visant en priorité l’épreuve où vous êtes le plus loin du seuil. C’est cette épreuve faible, et non votre point fort, qui décidera de votre réussite.

    Foire aux questions

    Quel physique pour entrer dans l’armée ?

    Il faut d’abord satisfaire aux critères médicaux du profil SIGYCOP, qui évalue sept composantes dont le système musculo-squelettique, la vision, l’audition et le psychisme, et présenter un IMC compris entre 18 et 30 kg/m². Côté sport, la sélection au CSO repose sur trois épreuves : le Luc Léger, avec un palier 7 minimum pour les hommes et un palier 6 pour les femmes, les tractions ou le tirage poulie haute, et le test de Killy. Une moyenne d’au moins 6/20 sur les trois épreuves est requise, avec une note minimale de 1/20 par épreuve.

    Quel est le barème des épreuves du CCPG ?

    Le CCPG comprend trois épreuves notées chacune sur 20, soit 60 points au total : l’endurance cardio-respiratoire (Luc Léger, VAMEVAL ou 2400 mètres), l’aisance aquatique sur 100 mètres avec 15 mètres d’apnée et 85 mètres de nage, et la capacité musculaire générale sous forme de pompes. Les barèmes varient selon neuf tranches d’âge et selon le sexe. Pour être classé, un militaire doit obtenir au moins 31 points sur 60, la classification allant du niveau 1 (20 points et moins) au niveau 5 (51 à 60 points).

    Quel palier au Luc Léger pour l’armée ?

    Le seuil minimum est le palier 7, soit environ 7 minutes, pour les hommes, et le palier 6, environ 6,5 minutes, pour les femmes. Atteindre le palier 8 vous situe dans une moyenne correcte. Selon l’instruction officielle du 12 février 2025, le test débute à 9 km/h au palier 1 pour le CCPG, avec une hausse de 0,5 km/h par palier d’une minute. Un retard de 2 mètres est toléré tant que vous le comblez.

    Quelle VMA pour l’armée ?

    Pour franchir le seuil minimum au Luc Léger, soit le palier 7 chez les hommes, la VMA correspondante tourne autour de 11,5 km/h. Pour viser de bonnes notes, à partir du palier 8, une VMA de 12 à 13 km/h est recommandée. Chez les femmes, le palier 6 minimum correspond à une VMA d’environ 11 km/h. Le travail en fractionné et les courses longues sont les leviers les plus efficaces pour faire progresser cette VMA.

    Quel est le barème de l’épreuve sportive du concours ESA ?

    Le barème des épreuves sportives de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan est un document officiel du ministère de la Défense qui fixe les standards de performance pour l’admission. Les épreuves sont notées par un système de points différencié selon le sexe, avec des seuils minimum et maximum par discipline, couvrant l’endurance cardiovasculaire, la force musculaire et la puissance athlétique. Les critères sont ajustés par catégorie tout en maintenant un niveau d’exigence élevé.

    Quelles sont les normes militaires en matière de condition physique ?

    Les principales normes reposent sur le CCPG annuel obligatoire pour les militaires actifs, avec ses trois épreuves d’endurance cardio-respiratoire, d’aisance aquatique et de capacité musculaire générale. Les barèmes sont différenciés par âge, sur neuf tranches de 18 à 50 ans et plus, et par sexe. Le seuil de classement est fixé à 31 points sur 60. S’y ajoutent des profils SIGYCOP spécifiques selon les spécialités, particulièrement élevés pour les nageurs de combat et les parachutistes, ainsi qu’un IMC compris entre 18 et 30 kg/m².

    Quel est le niveau physique minimum requis pour l’armée ?

    Pour intégrer l’armée de Terre, il faut réussir la visite médicale avec un profil SIGYCOP adapté et un IMC entre 18 et 30 kg/m². Sur les épreuves de sélection, il faut atteindre au moins le palier 7 au Luc Léger pour les hommes, le palier 6 pour les femmes, obtenir une note supérieure à 1/20 à chaque épreuve, et une moyenne d’au moins 6/20 sur les trois. Une moyenne de 5/20, ou une note inférieure à 1/20 à une seule épreuve, est éliminatoire.

    Comment se préparer aux tests physiques de l’armée ?

    Prévoyez 8 à 12 semaines de préparation structurée, avec des cycles de trois semaines intensives suivies d’une semaine de récupération, à raison de 4 à 5 séances par semaine. Combinez cardio (VMA, fractionné, courses longues), renforcement du haut et du bas du corps, et exercices spécifiques à chaque épreuve. Refaites un test d’évaluation tous les mois pour ajuster vos objectifs, et soignez votre hygiène de vie : alimentation équilibrée, hydratation d’au moins 2 litres par jour, sommeil suffisant et étirements quotidiens.

    Peut-on faire une contre-expertise si on échoue aux tests physiques ?

    Oui. En cas de jugement d’inaptitude définitive, vous pouvez demander à votre conseiller en recrutement de bénéficier d’une contre-expertise de votre dossier par un autre médecin militaire. Le CIRFA, Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées, vous communiquera les coordonnées du bureau expert chargé de réévaluer votre aptitude médicale et physique.

    Quelles différences entre les tests physiques hommes et femmes dans l’armée ?

    Les épreuves sont communes, mais les modalités et les barèmes diffèrent. Au Luc Léger, le seuil est le palier 7 pour les hommes et le palier 6 pour les femmes. Pour la force du haut du corps, les hommes réalisent des tractions à la barre fixe en pronation, menton au-dessus de la barre, tandis que les femmes effectuent un tirage poulie haute avec une charge adaptée à leur poids, de 20 à 35 kg selon la catégorie. Le test de Killy applique les mêmes temps pour les deux sexes, et les barèmes restent différenciés par sexe et par tranche d’âge.

    Sources

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