C’est ce qui distingue la sélection de conducteur de toutes les autres à la SNCB. Après le test de raisonnement, les candidats à la conduite passent une seconde épreuve, éliminatoire elle aussi, sur des connaissances ferroviaires précises. Et contrairement au raisonnement, son programme est public.
Qui le passe
Préparez la sélection SNCB
Deux fonctions : conducteur de train et conducteur de manœuvre. La SNCB publie d’ailleurs une seule brochure pour les deux, et les offres néerlandophones « Bestuurder rangeringen » annoncent la même séquence, test de raisonnement puis test technique.
Les autres métiers, accompagnateur, sous-chef de gare ou Securail, ne sont pas concernés : ils s’arrêtent au raisonnement.
Le programme officiel, matière par matière
La SNCB publie une brochure intitulée « Connaissances de base du conducteur ». Elle borne le test, et elle se répartit en trois matières.
Signalisation
- constitution de la voie : écartement, traverses, ballast ;
- classement et identification des lignes, principales et locales, numérotation, panneau repère ;
- régime de circulation : voie normale à gauche, contre-voie ;
- appareils de voie : aiguillage en position normale ou déviée, traversée ;
- cantonnement et sections : ouverture, fermeture, visibilité ;
- aspects des signaux : vert, deux jaunes, rouge, vert-jaune horizontal, vert-jaune vertical ;
- signaux de contre-voie, symétriques et à feux clignotants ;
- écrans complémentaires : chevron, voie en impasse, chiffre lumineux ;
- panneaux de vitesse : référence, annonce, origine, fin de zone ;
- conduite à tenir devant un enchaînement de signaux.
Technologie du matériel roulant
- unités et grandeurs : masse, vitesse, tension, puissance, courant, résistance, effort, énergie, pression ;
- conversions et calculs ;
- catégories de matériel roulant : engins moteurs, véhicules remorqués, locomotives, automoteurs ;
- modes de traction, électrique et diesel ;
- composition d’une locomotive : bogies, caisse ;
- fiches d’engins types ;
- la veille automatique et son freinage d’urgence ;
- TBL1+ : répétition des signaux, balises et antenne, contrôle de vitesse ;
- ETCS : autorisation de mouvement et surveillance continue.
Freinage
- le frein continu automatique ;
- ses trois propriétés : continuité, automaticité, modérabilité ;
- transmission de l’effort : timonerie, blocs et semelles ;
- production d’air et pressions : compresseur, réservoirs principaux ;
- la conduite générale et sa continuité : robinets d’extrémité et intermédiaires, boyaux ;
- le circuit de freinage : distributeur, réservoir auxiliaire, cylindres, piston ;
- les quatre états du frein automatique ;
- frein direct et frein d’immobilisation ;
- les essais de frein.
Pourquoi c’est l’épreuve la plus rentable à travailler
Parce que son programme est fermé et publié. Sur un test de raisonnement, on progresse par l’habitude et on ne sait jamais ce qui tombera. Ici, la liste ci-dessus est la matière, en entier : chaque heure passée dessus porte sur quelque chose qui peut être demandé.
C’est aussi la partie où un candidat sans formation ferroviaire part de zéro, et où l’écart se creuse le plus vite avec ceux qui ont préparé.
Ce que la SNCB ne publie pas
Le format. Ni le nombre de questions, ni le nombre d’options par question, ni la durée, ni le seuil de réussite. C’est le cas de toutes les sélections, et nous ne comblons pas ce trou par des chiffres inventés. Ce qui est établi, c’est le programme et le caractère éliminatoire de l’épreuve.
Source
- Brochure officielle SNCB « Connaissances de base du conducteur » : intégralité du programme repris ci-dessus.
Évaluez votre niveau
Un exercice corrigé, calqué sur les épreuves officielles.


