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Test Killy armée : barème, position, entraînement (2026)

Test Killy armée : barème, position, entraînement (2026)

Eliott Raoult
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28/05/2026
·
21 mins
Sportif en tenue militaire tenant la position chaise contre un mur, genoux fléchis à 90° lors d'un test Killy.

Sommaire

    Depuis février 2025, le test de Killy remplace les squats dans les sélections militaires françaises au CSO. C’est désormais l’une des trois épreuves physiques que doivent passer les candidats EOPN, ALAT et personnel non navigant de l’Armée de l’Air et de l’Espace. L’épreuve paraît simple : tenir la position de la chaise contre un mur, le plus longtemps possible. Mais elle arrive en dernier, juste après le Luc Léger, sur des cuisses déjà épuisées.

    Ce guide détaille la position exacte, le barème officiel, la place du Killy dans le déroulement de la semaine de sélection au CSO, et la méthode d’entraînement qui fonctionne réellement quand on veut viser une note compétitive.

    Qu’est-ce que le test de Killy dans l’armée ?

    Le test de Killy, également appelé épreuve de la chaise, est un exercice de force isométrique statique. Le candidat se place dos plaqué contre un mur, genoux fléchis à 90°, pieds à plat au sol, sans appui des mains, et doit tenir cette position le plus longtemps possible. La note finale correspond au temps total maintenu.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas une épreuve de force pure. Selon les sources spécialisées dans la préparation aux concours militaires, le Killy évalue la tonicité et l’endurance musculaire des quadriceps, des fessiers et du tronc, mais aussi le contrôle du corps et la résistance mentale à la brûlure musculaire. Cette capacité à encaisser un effort prolongé sous tension est une compétence considérée comme essentielle dans le cadre militaire.

    Pourquoi le test de Killy a remplacé les squats en février 2025

    L’épreuve des squats a été supprimée du programme de sélection en février 2025. Elle consistait à exécuter le maximum de répétitions en une minute, sans charge additionnelle, avec des critères techniques précis (pieds ancrés, flexion à 90° minimum, bras tendus à l’horizontale). Le passage au Killy vise une meilleure évaluation de l’endurance musculaire en conditions de fatigue cumulative, et harmonise les épreuves entre les différentes filières de sélection.

    Le barème du Killy est identique pour les hommes et les femmes, ce qui simplifie l’évaluation et place tous les candidats sur un même référentiel.

    Dans quelles sélections ce test est-il utilisé

    Le test de Killy est intégré au Contrôle de la Condition Physique passé au Centre de Sélection des Officiers (CSO) pour les candidats EOPN (Élèves Officiers du Personnel Navigant) et ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre). Le site officiel devenir-aviateur.gouv.fr le confirme parmi les trois épreuves physiques imposées à tous les candidats de l’Armée de l’Air et de l’Espace, qu’ils visent un poste navigant ou non navigant. Il s’applique également aux candidats passant par les CRRA (Centres Régionaux de Recrutement Air) et le CSSA (Centre de Sélection Spécifique Air) à Tours.

    À noter : la Marine nationale ne documente pas le test de Killy dans ses épreuves de sélection sur son site officiel. Les épreuves physiques de la Marine restent spécifiques à chaque filière et peuvent différer.

    Sportif dos au mur en position chaise, cuisses parallèles au sol, lors d'un exercice de test Killy.

    Position exacte et règles d’exécution du test de Killy

    La technique conditionne directement la note. Une posture imparfaite est soit invalidée immédiatement, soit raccourcit considérablement le temps de tenue. Les consignes sont strictes mais varient sur un point : la position des bras.

    Les points de contact et l’angle des genoux

    Trois exigences techniques structurent l’épreuve. Le dos reste collé au mur en permanence (tête, épaules et fesses en contact constant). Les genoux sont fléchis à environ 90°, cuisses parallèles au sol. Les pieds sont à plat au sol, écartés à la largeur des épaules.

    Le chronomètre démarre une fois la position correctement prise et s’arrête dès qu’une condition n’est plus respectée : décollement du dos, redressement des genoux, déplacement des pieds. Toute modification de posture est éliminatoire pour la mesure en cours.

    Position des bras : ça dépend du centre

    C’est le point sur lequel les sources spécialisées divergent, et la réalité est que les consignes ne sont pas strictement uniformisées entre les centres de sélection. Selon différents guides de candidats, certains centres demandent les bras le long du corps, d’autres croisés sur la poitrine, et certains autorisent les mains posées sur les cuisses. Le seul réflexe à avoir est de demander la consigne précise à l’instructeur EPMS le jour de l’épreuve. S’entraîner avec les bras croisés sur le torse reste l’option la plus sûre, car c’est la plus restrictive : si vous tenez votre temps cible dans cette configuration, vous le tiendrez dans n’importe quelle autre.

    Les erreurs qui invalident le test

    Plusieurs comportements arrêtent la mesure ou diminuent fortement la performance :

    • Se pencher en avant pour soulager les quadriceps
    • Lever les talons ou les pieds
    • Relâcher la tension dans les cuisses en remontant légèrement
    • Ouvrir l’angle des genoux au-delà de 90° pour soulager la charge
    • S’appuyer sur les mains ou les cuisses pour réduire le poids supporté par les jambes
    • Décoller le dos du mur, même partiellement

    L’examinateur surveille en permanence le respect de la posture. Le test n’est validé qu’à la condition d’un maintien strict du début à la fin.

    Barème du test de Killy : comment l’épreuve est notée

    Le barème du Killy est public et structuré par paliers de 8 secondes. Il est identique pour les hommes et les femmes.

    Tableau complet de notation

    Note Hommes / Femmes
    1/20 16 s
    2/20 24 s
    3/20 32 s
    4/20 40 s
    5/20 48 s
    6/20 56 s
    7/20 1 min 4 s
    8/20 1 min 12 s
    9/20 1 min 20 s
    10/20 1 min 28 s
    11/20 1 min 36 s
    12/20 1 min 44 s
    13/20 1 min 52 s
    14/20 2 min
    15/20 2 min 8 s
    16/20 2 min 16 s
    17/20 2 min 24 s
    18/20 2 min 32 s
    19/20 2 min 40 s
    20/20 2 min 48 s

    Pour obtenir la moyenne (10/20), il faut tenir 1 min 28 s. Pour viser un bon score (15/20), il faut atteindre 2 min 8 s. La note maximale (20/20) demande 2 min 48 s, soit 168 secondes.

    Seuils qualitatifs et conditions d’élimination

    La note minimale par épreuve sportive est de 1/20. Obtenir 0/20 à une épreuve entraîne une élimination directe. La moyenne minimale exigée sur l’ensemble des trois épreuves sportives du CSO est de 5/20.

    À titre indicatif, selon les retours de candidats compilés par différentes sources, les seuils qualitatifs se répartissent ainsi : pour les femmes, 0 à 55 s correspond à un niveau insuffisant, et 2 min 5 s ou plus à un très bon niveau. Pour les hommes, 0 à 60 s correspond à un niveau insuffisant, et 2 min 10 s ou plus à un très bon niveau.

    En conditions réelles de sélection, la majorité des candidats ne dépasse pas 2 minutes. C’est important à intégrer dans la préparation : tenir 1 min 30 à 2 min n’est pas un objectif faible, c’est déjà un bon résultat dans la moyenne haute des candidats.

    Groupe de candidats militaires en tenue sportive lors d'une épreuve de sélection.

    La place du test de Killy dans le parcours de sélection au CSO

    Comprendre où s’insère le Killy dans la semaine de sélection change la façon de s’y préparer. L’épreuve n’est pas isolée : elle clôture une journée déjà chargée et arrive sur un physique entamé.

    L’ordre des épreuves sportives

    Au CSO, l’ordre des trois épreuves est standardisé : Luc Léger en premier, puis tractions (pour les hommes) ou tirage poulie haute (pour les femmes), et enfin le test de Killy. Ce positionnement final est stratégique. Les cuisses ont déjà été sollicitées intensément par la course navette, ce qui rend la position chaise nettement plus difficile à tenir qu’à froid.

    Il n’y a pas de temps de récupération chronométré officiellement entre les épreuves, mais le temps de mise en place des ateliers offre généralement entre 5 et 15 minutes de pause.

    Le déroulement de la semaine au CSO

    Le séjour au CSO (aussi appelé GRS, Groupement de Recrutement et de Sélection) dure 48 à 72 heures. Plusieurs centres existent en France : Vincennes, Lyon, Nancy, Rennes. La convocation arrive environ deux semaines avant la date, accompagnée des billets de train et des instructions.

    Le séjour est encadré : chambres collectives, extinction des feux à 22h, réveil à 5h30, téléphone interdit en journée. L’observation est permanente, dès l’arrivée. Selon différentes sources d’information sur le recrutement militaire, la ponctualité, le comportement aux repas, le respect des consignes et la tenue sont des signaux pris en compte, pas seulement les performances aux épreuves officielles.

    Visite médicale et conditions de participation

    Une visite médicale est systématiquement organisée pendant les tests d’évaluation et doit qualifier le candidat comme apte avant tout passage aux épreuves sportives. Les tests sportifs se déroulent généralement le matin du dernier jour, après une nuit souvent courte. Cette fatigue accumulée fait partie intégrante de la sélection. L’armée évalue aussi la capacité à performer dans des conditions imparfaites.

    Le test de Luc Léger : la première épreuve qui conditionne la suite

    Le Luc Léger ouvre la séquence sportive. Sa performance influence directement le Killy qui suivra : un Luc Léger poussé jusqu’au bout vide une partie des réserves musculaires des jambes.

    Fonctionnement du test navette 20 mètres

    Le candidat effectue des allers-retours entre deux lignes distantes de 20 mètres, au rythme de bips sonores. La vitesse de départ est de 8 km/h et augmente de 0,5 km/h à chaque palier d’une minute. Le candidat doit poser un pied au-delà de la ligne avant le bip suivant, puis marquer un arrêt et repartir dans le sens inverse. Pas question de continuer en arc de cercle : l’arrêt à la ligne est obligatoire.

    La durée totale de l’épreuve est d’environ 13 minutes (1 minute d’échauffement plus 12 minutes de paliers).

    Tolérance de retard et conditions d’élimination

    Un retard d’environ 2 mètres est toléré, à condition que ce retard soit rattrapé avant le bip suivant. Deux avertissements consécutifs sans rattrapage entraînent la fin de l’épreuve. Le palier validé est celui atteint juste avant l’arrêt.

    À quel palier viser

    Il est conseillé d’atteindre au moins le palier 8 pour se situer dans la moyenne des candidats. Dans les sessions récentes au CSO, les premiers abandons surviennent dès le palier 3, la majorité des candidats s’arrête entre les paliers 7 et 8, et rares sont ceux qui dépassent le palier 10. Travailler sa VMA (Vitesse Maximale Aérobie) en fractionné est une méthode efficace pour grappiller des paliers.

    Tractions et tirage poulie haute : la deuxième épreuve

    L’épreuve de force du haut du corps est différenciée selon le sexe. Les hommes passent les tractions à la barre fixe, les femmes le tirage à la poulie haute. Depuis l’été 2023, ce tirage de poulie a remplacé la suspension pour les candidates.

    Tractions hommes : règles techniques

    La prise se fait en pronation (paumes vers l’avant, pouces vers l’intérieur), avec un écartement des mains au minimum à la largeur des épaules. Le candidat part bras tendus en position basse et doit se hisser jusqu’à ce que le menton dépasse la barre. Aucun balancier des jambes n’est autorisé.

    Point technique important : les tractions sont comptabilisées une fois en position basse (bras détendus), et non au moment du passage du menton au-dessus de la barre. Il faut donc bien redescendre complètement entre chaque répétition, y compris sur la dernière, sinon elle n’est pas validée.

    Il n’y a pas de limite de temps, donc faire des micropauses bras tendus quand cela devient difficile est une stratégie efficace. Selon les retours de candidats, les résultats observés vont de 0 à 22 tractions.

    Tirage poulie haute femmes : charge selon le poids

    La charge sur la poulie dépend du poids corporel de la candidate :

    Poids en kg Charge
    ≤ 50 kg 20 kg
    50 < poids ≤ 55 kg 25 kg
    55 < poids ≤ 65 kg 30 kg
    > 65 kg 35 kg

    Si la candidate pèse pile 55 kg, elle est dans la tranche supérieure et la charge sera de 30 kg, non 25 kg. Le tirage est validé quand la barre touche la poitrine en bas, puis quand les bras sont complètement détendus en haut. Les résultats observés s’étalent entre 13 et 60 répétitions.

    Sportif en plein effort de renforcement musculaire des quadriceps lors d'un entraînement au test Killy.

    Comment s’entraîner au test de Killy

    L’entraînement au Killy se distingue d’un travail générique de jambes par un principe central : il faut reproduire la fatigue accumulée du jour de l’épreuve.

    Simuler les conditions réelles

    La méthode la plus efficace consiste à enchaîner une séance de course à pied immédiatement suivie de positions de chaise tenues le plus longtemps possible. Les cuisses doivent déjà être chargées au moment où vous commencez le Killy. C’est dans cette configuration que se joue la performance réelle, pas dans un Killy frais en début de séance.

    Renforcer les bons groupes musculaires

    Trois zones doivent être travaillées en parallèle : les quadriceps, les fessiers et le gainage. Un gainage solide n’est pas un détail. Il évite le relâchement du tronc sur les longues durées et stabilise la position contre le mur.

    Planifier la préparation sur 3 à 6 mois

    La préparation doit commencer au moins 3 à 6 mois avant les épreuves. L’entraînement physique militaire ne se rattrape pas en quelques semaines : on ne passe pas de 5 à 10 tractions en trois semaines, et le Killy suit la même logique. La progression doit rester raisonnable, autour de +10 à +15 % par semaine maximum, avec des semaines allégées pour absorber la charge et éviter les blessures (tendinites, syndrome de l’essuie-glace, douleurs chroniques).

    Selon les sources spécialisées, un rythme de 4 à 5 séances hebdomadaires est généralement recommandé, avec un équilibre entre course, renforcement musculaire et travail spécifique aux épreuves.

    Tester sa progression régulièrement

    Toutes les 4 à 6 semaines, enchaîner les trois épreuves dans l’ordre réel du CSO (Luc Léger, tractions ou tirage poulie, puis Killy) permet de mesurer la progression dans des conditions proches du jour J. L’armée recherche des profils polyvalents : il vaut mieux être correct partout qu’excellent sur une seule épreuve et faible sur les deux autres.

    Pourquoi le Killy a remplacé les squats : ce que ça change

    Le changement de février 2025 n’est pas anodin. Les squats évaluaient principalement l’endurance musculaire dynamique sur une minute, avec un comptage qui pouvait varier selon la rigueur du juge sur la profondeur de descente et la posture. Le Killy modifie l’approche.

    L’épreuve isométrique évalue la force statique des quadriceps, des fessiers et du tronc, mais surtout la capacité à encaisser une brûlure musculaire prolongée. C’est une compétence plus directement transférable aux contraintes d’une mission militaire qu’un exercice explosif court. Le contrôle du mental sous tension prolongée, la respiration en effort isométrique, la gestion de la douleur musculaire sont autant de qualités qui se travaillent mieux avec une chaise qu’avec des squats à répétitions.

    Le barème identique hommes/femmes facilite également l’évaluation et harmonise les exigences. Pour le candidat, cela signifie que la préparation doit basculer d’un travail de répétitions vers un travail de tenue de position.

    Les autres épreuves du CSO au-delà du sport

    Le Killy n’est qu’une partie de la sélection. La semaine au CSO inclut plusieurs autres épreuves qui pèsent autant, voire davantage, dans le classement final.

    Les tests psychotechniques TAMI-C

    Le test psychotechnique comprend 6 sous-tests réalisés sur ordinateur avec casque antibruit. Selon le site officiel devenir-aviateur.gouv.fr et les guides spécialisés consultés, la composition est la suivante :

    • Aptitude verbale : 31 questions en 8 minutes (homonymes, antonymes, vocabulaire, définitions)
    • Arithmétique : 25 questions en 18 minutes (problèmes de vitesse, unités, pourcentages, produits en croix)
    • Raisonnement : 25 questions en 14 minutes (suites de cubes, identification de logiques)
    • Spatial : 25 questions en 7 minutes (rotations et symétries d’images)
    • Vitesse de codage : 45 questions en 2 min 30
    • Attention : 40 questions en 3 min 30

    Chaque exercice est précédé d’une démonstration et d’une question d’entraînement.

    Le test de Chambéry en anglais

    Le test d’anglais, appelé test de Chambéry, est commun à toutes les armées et se passe sur ordinateur. Le candidat dispose de 55 minutes pour répondre à 150 questions à choix multiples, majoritairement des phrases à trous. Les trois axes évalués sont la conjugaison, le vocabulaire et la grammaire.

    L’exigence varie selon la spécialité. Selon les guides de préparation consultés, l’Armée de l’Air et de l’Espace impose un minimum de 70/150 pour les postes de sous-officier. Pour devenir pilote, un excellent niveau est indispensable. L’Armée de Terre n’impose pas de seuil strict, mais un bon score peut faire la différence sur un dossier.

    L’entretien de motivation

    L’entretien dure environ 30 minutes et vérifie la cohérence du projet. Quatre phases s’enchaînent : présentation personnelle, questions sur le profil, questions sur le monde militaire, et questions sur les motivations. Pour les candidats officiers, des questions de culture générale militaire s’ajoutent (organisation des armées, OPEX et OPINT en cours, valeurs de l’institution, questions éthiques).

    Le CCPG : la condition physique après l’engagement

    Réussir le CSO n’est pas la fin du parcours physique. Tous les militaires actifs médicalement aptes passent ensuite un Contrôle de la Condition Physique Générale (CCPG) chaque année, quel que soit leur sexe ou leur âge.

    Le CCPG évalue trois capacités notées chacune sur 20 points, soit un total sur 60 : l’Endurance Cardio-Respiratoire (ECR), l’Aisance Aquatique (AA) et la Capacité Musculaire Générale (CMG). Six catégories d’âge existent, de senior 1 (≤ 29 ans) à master 3 (≥ 50 ans), basées sur l’âge au 31 décembre de l’année en cours.

    Pour la catégorie senior 1 (≤ 29 ans, hommes), atteindre la note maximale au VAMEVAL demande le palier 18,25. Au Luc Léger version CCPG, le palier 11,5 donne 20/20. Pour le 2400 mètres, il faut courir en 8’36 pour décrocher la note maximale. Ces niveaux sont exigeants et expliquent pourquoi le sport reste central tout au long de la carrière, pas seulement à l’entrée.

    Être marin, c’est aussi être militaire. La condition physique doit être irréprochable. — Mousse Arnaud, militaire de la Marine nationale

    Pour les pilotes en particulier, la forme physique est critique. Les forces G intenses des avions de chasse exigent une condition irréprochable pour garantir une concentration prolongée et une bonne gestion du stress en situation d’urgence.

    Conseils pour le jour des épreuves

    La performance le jour J ne dépend pas seulement de la préparation des mois précédents. Les 48 heures qui précèdent et la gestion mentale comptent autant.

    Alimentation et récupération

    Les recommandations standard issues des guides de préparation sont les suivantes : éviter tout entraînement intensif les 48 heures précédant les épreuves, prendre un repas léger et digeste 2 à 3 heures avant, et s’échauffer soigneusement pendant 10 à 15 minutes avant chaque épreuve.

    Dans la semaine qui précède, une hygiène de vie optimale fait la différence : sommeil régulier et suffisant, alimentation riche en protéines pour soutenir la masse musculaire et en glucides complexes pour les réserves énergétiques, hydratation constante.

    Mental et gestion du stress

    La dimension mentale est centrale. Fixer des objectifs réalisables et progressifs, pratiquer des exercices de respiration et de relaxation dans les jours précédents, et mettre en place un suivi régulier de la progression évite l’effondrement le jour de l’épreuve. Garder une vue lucide sur son niveau réel permet d’aborder le Killy sans viser un improbable 20/20 quand l’objectif crédible est de 12 ou 14.

    Ce qu’il ne faut pas faire

    Quelques pièges classiques à éviter :

    • Forcer une dernière séance intense dans les 48 heures précédant les épreuves
    • Compter les paliers du Luc Léger en cours d’épreuve, ce qui détourne l’attention du bip
    • Sous-estimer l’observation continue qui débute dès l’arrivée au CSO
    Salle de sport militaire équipée avec barres de traction et matériel de préparation physique.

    Foire aux questions

    C’est quoi le test de Killy ?

    Le test de Killy, aussi appelé épreuve de la chaise, est un exercice de force isométrique utilisé dans les sélections militaires françaises depuis février 2025. Le candidat se place dos plaqué contre un mur, genoux fléchis à 90°, pieds à plat au sol, sans appui des mains, et tient cette position le plus longtemps possible. Il a remplacé les squats dans les sélections au CSO pour les candidats EOPN, ALAT et personnel non navigant de l’Armée de l’Air et de l’Espace.

    Comment faire l’épreuve de Killy correctement ?

    La position correcte impose trois points : dos en contact constant avec le mur (tête, épaules et fesses), genoux fléchis à 90° exactement (cuisses parallèles au sol) et pieds à plat écartés à la largeur des épaules. La position des bras varie selon les consignes du centre (le long du corps, croisés sur la poitrine ou mains sur les cuisses), donc demandez avant l’épreuve. Tout décalage du dos ou relâchement des genoux arrête le chronomètre.

    Comment réussir le Killy ?

    Pour viser une note compétitive, il faut renforcer les quadriceps, les fessiers et le gainage, et surtout s’entraîner à tenir la position chaise immédiatement après une séance de course à pied. C’est ce qui reproduit la fatigue accumulée du jour J, où le Killy arrive en dernier après le Luc Léger. La préparation doit débuter 3 à 6 mois à l’avance, avec une progression de +10 à +15 % par semaine maximum.

    Comment s’entraîner au Killy ?

    L’entraînement consiste à pratiquer régulièrement la position chaise en augmentant progressivement la durée, à travailler les quadriceps, fessiers et gainage, et à simuler les conditions réelles en enchaînant chaise et course. Tester ses performances toutes les 4 à 6 semaines en enchaînant les trois épreuves du CSO permet de mesurer la progression. Une préparation de 3 à 6 mois minimum est recommandée pour être compétitif.

    Quels sont les tests pour entrer à l’armée ?

    Les tests comprennent trois épreuves physiques (Luc Léger, tractions ou tirage poulie haute, test de Killy), les tests psychotechniques TAMI-C en 6 sous-tests, un test d’anglais (test de Chambéry, 150 questions en 55 minutes), un test de personnalité, une visite médicale et un entretien de motivation. Pour les pilotes et navigateurs, des tests cognitifs et psychomoteurs spécifiques s’ajoutent au CSSA de Tours.

    Quel est le nouveau test physique pour les sélections de l’armée ?

    Depuis février 2025, le test de Killy (épreuve de la chaise) est la nouvelle épreuve qui a remplacé les squats dans les sélections militaires françaises au CSO. Les trois épreuves physiques actuelles sont le Luc Léger pour l’endurance cardio-respiratoire, les tractions ou le tirage poulie haute pour la force du haut du corps, et le test de Killy pour l’endurance isométrique des membres inférieurs.

    Pourquoi le test Killy est-il utilisé dans la sélection militaire ?

    Le Killy évalue la force isométrique et l’endurance mentale des quadriceps, fessiers et tronc, soit des qualités directement transférables aux contraintes des missions militaires. Il teste la résistance à la brûlure musculaire et le contrôle du corps sous fatigue. Comparé aux squats, il offre une évaluation plus fine en conditions cumulatives, puisqu’il intervient après le Luc Léger sur des jambes déjà sollicitées.

    Quel est le test de Killy pour la Marine nationale ?

    La Marine nationale ne documente pas le test de Killy dans ses épreuves de sélection sur son site officiel (lamarinerecrute.gouv.fr). Le Killy est principalement utilisé pour les sélections de l’Armée de l’Air et de l’Espace (EOPN, pilotes, navigateurs via les CRRA et le CSSA) et de l’ALAT au CSO. Les épreuves physiques de la Marine restent spécifiques à chaque filière.

    Quel est le record du monde du test de Killy ?

    Aucune source officielle sur les sélections militaires françaises ne mentionne de record du monde pour le test de Killy. Dans le cadre des sélections, la note maximale (20/20) est attribuée à partir de 168 secondes (2 min 48). La majorité des candidats ne dépasse pas 2 minutes en conditions réelles. Des performances supérieures à 4 minutes ont été rapportées par certains candidats, mais elles ne constituent pas un barème officiel.

    Le test d’aptitude de l’armée est-il difficile ?

    La difficulté varie selon la spécialité visée. Pour les épreuves physiques au CSO, la majorité des candidats s’arrête entre les paliers 7 et 8 au Luc Léger et ne dépasse pas 2 minutes au Killy. La note minimale est de 1/20 par épreuve et 5/20 de moyenne sur les trois épreuves, mais ce seuil peut être plus exigeant selon les spécialités (pilote, postes opérationnels). Un entraînement de 3 à 6 mois est généralement nécessaire pour être compétitif.

    Sources

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