Le test de Chambéry est l’épreuve d’anglais commune aux candidats des trois armées françaises (Terre, Air et Espace, Marine). Il se passe au CSO, le Centre de Sélection et d’Orientation, en même temps que les tests psychotechniques. Sur le papier, c’est un simple QCM. Dans les faits, c’est une épreuve courte, dense, et souvent piégeuse, qui peut faire basculer une candidature, surtout pour les filières pilotes.
Cet article reprend ce qu’il faut savoir avant de s’y présenter : le format, les seuils selon la filière, la place du test dans le déroulement complet du CSO, les particularités EOPN, ALAT et EOPAN, et une méthode de préparation réaliste.
Qu’est-ce que le test d’anglais de Chambéry
Le test de Chambéry est une épreuve d’anglais distincte des tests psychotechniques, entièrement consacrée à l’évaluation de la compréhension écrite de la langue. Il est conçu pour mesurer les compétences linguistiques attendues dans un environnement militaire, où la clarté et la précision priment.
Le test est commun aux trois armées. Il se déroule pendant la semaine de sélection au CSO (aussi appelé GRS, Groupement de Recrutement et de Sélection) et se passe sur ordinateur, à la suite des épreuves psychotechniques. Pour les candidats bacheliers qui visent un poste de sous-officier ou d’officier, c’est la seule évaluation chiffrée de leur niveau d’anglais pendant la sélection.
Le test est souvent comparé aux sections Lecture et Écoute du TOEIC, parties 5 et 6, qui reposent aussi sur des phrases à trous. Aucune compréhension orale n’est testée à ce stade, aucune expression écrite ou orale non plus.
L’objectif de l’armée est simple : identifier les profils les plus à l’aise avec l’anglais, devenu un atout stratégique dans les opérations internationales où les forces françaises sont engagées.
Format de l’épreuve : 150 questions, 55 minutes, 5 propositions
Le test prend la forme d’un QCM de 150 questions à compléter en 55 minutes. Chaque question propose 5 réponses dont une seule est correcte. Toutes les questions sont des phrases à trous (gap-fill) : il faut identifier le mot ou l’expression qui complète correctement la phrase.
Trois types de questions composent l’épreuve : conjugaison, vocabulaire et grammaire. La difficulté augmente progressivement au cours du test. Selon différentes sources de préparation, beaucoup de candidats qui estiment avoir un bon niveau d’anglais terminent avec une note en dessous de leurs attentes : le test est réputé piégeux.
Les questions ne portent ni sur le monde aéronautique ni sur le vocabulaire militaire. Elles reprennent des situations de la vie quotidienne, à la manière du TOEIC ou du TOEFL.
Sur le rythme, le calcul est sans appel. 55 minutes pour 150 questions, cela fait environ 22 secondes par question. La gestion du temps est donc aussi décisive que le niveau de langue : il faut savoir trancher vite et ne pas s’enliser sur une question qui résiste.

Les trois piliers évalués
Vocabulaire
Le test évalue la richesse lexicale du candidat et sa capacité à utiliser le mot juste selon le contexte. On y retrouve des synonymes, des antonymes, des expressions idiomatiques, des nuances de sens et de la terminologie variée. Les QCM d’entraînement disponibles intègrent par exemple des expressions comme do me a favour, put up with, go on strike ou set up a record, qui dépassent la grammaire purement formelle.
Conjugaison
Cette section porte sur les temps et les formes verbales. Temps simples et composés, présent parfait, conditionnel, verbes irréguliers, auxiliaires modaux, voix active et passive. La maîtrise du système verbal anglais est centrale dans la note finale.
Grammaire
Les questions de grammaire évaluent la compréhension des structures syntaxiques : accord sujet-verbe, emploi des articles et des déterminants, prépositions, concordance des temps, construction des phrases. On y trouve aussi des verbes à particule (get on with, put up with) et des pronoms, qui se prêtent particulièrement bien au format QCM à trous.
Aucune source officielle ne publie de support d’entraînement reproduisant exactement le test. Les fondamentaux à travailler restent les mêmes que pour un TOEIC partie 5-6 : vocabulaire courant, système verbal solide, sensibilité aux prépositions et aux articles.
Score éliminatoire et seuils par filière
Le seuil est clair pour les filières pilotes : 75 sur 150 points est éliminatoire pour l’EOPN, l’ALAT et l’EOPAN. Un score inférieur exclut le candidat de la session.
Pour les sous-officiers et officiers non navigants des trois armées, le test est noté et intégré à la décision de la commission, sans seuil chiffré unique communiqué. Pour les militaires du rang de l’Armée de Terre (MDR/EVAT), le test est passé mais ne pèse pas dans la décision finale : le résultat est simplement consigné au dossier à titre informatif.
À noter : un seuil de 70/150 est mentionné par certaines sources pour les sous-officiers de l’Armée de l’Air, mais ce chiffre n’est pas confirmé officiellement par le site devenir-aviateur.gouv.fr et reste à vérifier auprès du CIRFA. Mieux vaut le considérer comme une information indicative et viser plus haut.
Au-delà du seuil, le score d’anglais sert aussi à départager les dossiers en commission finale. Viser le minimum de 75/150 est une mauvaise stratégie : la note influence le classement, et donc l’accès aux spécialités les plus convoitées. Selon les retours d’expérience disponibles, le niveau de difficulté du test est identique pour les candidats officiers et sous-officiers, mais les attentes en termes de score sont plus élevées pour les officiers.
Enfin, les candidats éliminés à cause d’un score inférieur à 75 peuvent retenter l’épreuve une seconde fois, après un délai laissant une marge de progression.

Place du test dans le déroulement complet du CSO
Le CSO mesure six dimensions distinctes (vue d’ensemble des épreuves de sélection) :
- Aptitude médicale
- Aptitude physique (trois épreuves : Luc Léger, tractions ou tirage poulie, test de Killy)
- Aptitude intellectuelle (six modules TAMI-C sur ordinateur)
- Niveau d’anglais (test de Chambéry)
- Personnalité (test TAMI-P)
- Motivation et projet professionnel (entretien individuel)
Le séjour au CSO dure 48 à 72 heures, organisé sur cinq à six demi-journées. Le candidat est logé sur place en chambre collective. L’armée prend en charge le transport (billets de train fournis avec la convocation) et la nourriture pendant le séjour.
Il existe cinq CSO en France, un par grande région :
- GRS Île-de-France et Outre-Mer, à la caserne Guynemer de Rueil-Malmaison (depuis fin 2024 ; auparavant à Vincennes)
- GRS Nord-Est, quartier Drouot à Vandœuvre-lès-Nancy
- GRS Sud-Est, quartier Général Frère à Lyon
- GRS Sud-Ouest, caserne Nansouty à Bordeaux
- GRS Nord-Ouest, à Rennes (Saint-Jacques-de-la-Lande)
Les conditions d’accueil, le déroulement, les épreuves, les barèmes et les attendus sont strictement identiques d’un centre à l’autre. Au CSO, les candidats sont répartis en deux groupes qui tournent sur les épreuves en parallèle : pendant qu’un groupe passe la visite médicale, l’autre fait les tests psychotechniques. Le sport et l’entretien sont fixes : tout le monde les passe le deuxième jour.
Pour le personnel non navigant, le site officiel devenir-aviateur.gouv.fr décrit un parcours en quatre étapes : TAMI-C, test d’anglais de Chambéry, épreuves de condition physique, puis entretien de motivation en quatre phases.
Spécificités par filière : EOPN, ALAT et EOPAN
Le test d’anglais EOPN et ALAT est aujourd’hui commun. Ce n’était pas toujours le cas : auparavant, les candidats EOPN passaient leur épreuve à Tours, tandis que ceux de l’ALAT la passaient au CSO. Le test est désormais unifié, effectué au CSO, et se compose de trois parties pour un total de 150 questions.
Les règles de tentatives diffèrent fortement selon la filière :
- EOPN (Armée de l’Air et de l’Espace) : 1 seule tentative autorisée
- ALAT (Armée de Terre, hélicoptère) : 2 tentatives maximum, espacées d’au moins 2 ans
- EOPAN (Marine nationale) : jusqu’à 3 tentatives aux présélections
Pour la sélection des pilotes et navigateurs officiers EOPN, la pré-sélection au CSO est identique à celle du personnel non navigant. Elle est suivie de quatre jours de tests spécialisés au CSSA, sur la base aérienne 705 de Tours : tests de contrôle palonnier, série de tests cognitifs sur deux jours, test psychomoteur du système d’évaluation du candidat pilote (SEPIA, 20 minutes, éliminatoire), épreuve de groupe et entretiens individuels.
Le concours EOPN est ouvert aux candidats de moins de 27 ans à la date de signature du contrat. Le nombre de postes ouverts chaque année à l’EOPN varie selon les besoins des armées : des fourchettes de 60 à 80 recrutements annuels sont parfois citées, répartis entre les spécialités chasse, transport, hélicoptère et drones. Ces chiffres circulent dans des sources non officielles et sont à vérifier auprès du CIRFA au moment de la candidature. Ce qui est certain : la sélectivité est forte.
Pour l’EOPAN, l’anglais ne passe pas par le test de Chambéry au CSO mais par un entretien oral spécifique, mené par visioconférence Skype avec la professeure d’anglais de l’EIP 50S. Selon différentes sources spécialisées, l’entretien dure environ 20 minutes et comprend trois parties : une présentation personnelle de cinq minutes, un échange questions-réponses d’environ cinq minutes, puis l’écoute et la restitution d’un audio de 2 à 3 minutes. La description d’image, autrefois au programme, n’en fait plus partie depuis fin 2021.
D’après certaines sources spécialisées, il serait possible d’être exempté de cet entretien d’anglais EOPAN en justifiant un score TOEIC Listening and Reading suffisamment élevé (un seuil de 785 est parfois mentionné, mais ce chiffre n’est corroboré par aucune source officielle). Ce point est impératif à vérifier directement auprès du CIRFA au moment du dépôt de dossier. Passer le TOEIC avant les présélections est utile dans tous les cas, à la fois pour jauger son niveau et pour gagner du temps si le score suffit.
Pour les candidats sous-officiers et officiers non navigants des trois armées, le test de Chambéry n’est pas éliminatoire au sens strict mais influence directement la décision de la commission. Un bon score peut faire basculer un dossier, un mauvais score peut limiter l’accès à certaines spécialités.

Pourquoi l’anglais est indispensable dans l’armée française
L’anglais est la langue de l’aviation militaire et de l’OTAN. Pour un pilote, c’est la langue standard des communications air-sol, des briefings en exercice multinational et des opérations en coalition. L’anglais étant la langue aéronautique, il est capital pour les pilotes de pouvoir s’exprimer et comprendre avec clarté ce qui leur est demandé.
L’impact sur la carrière dépasse largement le concours d’entrée. Pour les EOPAN, une fois la sélection passée, des cours au sol d’anglais sont dispensés pendant la sélection en vol. Les notes obtenues entrent dans le classement général de l’élève et influencent donc le choix de spécialité. Le cursus full US en Chasse est par exemple réservé aux candidats dont le niveau d’anglais est jugé suffisant : sans ce niveau, certaines portes restent fermées même après l’admission.
L’anglais est aussi décisif en opérations extérieures (OPEX) et en interopérabilité avec les forces alliées. Pour l’ALAT, de nombreux exercices sont menés en contexte OTAN, ce qui en fait un critère sérieux dès le concours.

Comment se préparer efficacement
Il n’existe pas de support officiel d’entraînement fourni par l’armée pour le test de Chambéry. La préparation repose donc sur deux stratégies complémentaires.
Améliorer son niveau général d’anglais. Le premier réflexe utile, plusieurs mois avant les sélections, est d’intégrer l’anglais dans son quotidien : films et séries en VO, lectures, recherches en ligne en anglais, podcasts. Plus l’exposition est régulière, plus la lecture des phrases du test devient naturelle le jour J.
S’entraîner spécifiquement aux QCM phrases à trous. Le format est très proche des parties 5 et 6 du TOEIC Listening and Reading. À force d’enchaîner des questions de ce type, on commence à reconnaître les pièges récurrents : prépositions qui ne suivent pas la logique française, temps composés mal identifiés, faux amis classiques. Les candidats ayant déjà passé un TOEIC ou un TOEFL bénéficient d’un avantage net grâce à la familiarité avec le format.
Côté outils, les ressources utiles sont nombreuses. Des manuels comme English Grammar in Use de Raymond Murphy sont des références pour consolider la grammaire. Des applications comme Duolingo, Babbel ou Memrise permettent un travail régulier sous forme d’exercices courts. Anki, basée sur la mémorisation par flashcards, est efficace pour le vocabulaire.
Plusieurs plateformes de préparation militaire proposent des QCM d’entraînement calqués sur le format réel, basés sur des retours d’expérience récents. Ces banques de questions complètent utilement le travail de fond sur la grammaire et le vocabulaire.
Pour ceux qui souhaitent une préparation plus structurée, le CPF (Compte Personnel de Formation) permet de financer des cours d’anglais ciblés. Ce dispositif public est crédité chaque année en fonction de l’activité professionnelle, ce qui peut couvrir une bonne part du coût d’un parcours dédié.
Sur Exam Arena, la préparation aux tests de l’armée française inclut un entraînement spécifique au format Chambéry, en plus du psychotechnique et du sport.
Gestion du temps et stratégie le jour de l’épreuve
La règle d’or tient en une phrase : si vous bloquez sur une question, passez à la suivante. Avec environ 22 secondes par question, perdre une minute sur un item, c’est sacrifier trois autres réponses possibles. Le test évalue aussi votre capacité de priorisation.
Sur le plan pratique, le test se fait à la souris, sur ordinateur. Aucun usage du clavier n’est requis. Les consignes sont expliquées une seule fois, avec une question d’entraînement avant chaque exercice psychotechnique. Pour le test d’anglais lui-même, le format est plus direct : 150 questions à enchaîner dans le temps imparti.
Quelques conseils concrets pour le jour J. Arriver reposé : le test d’anglais arrive après les psychotechniques, dans une session souvent longue et fatigante. Garder un rythme régulier plutôt que d’alterner blocages et phases de panique. Et surtout ne pas viser le minimum : viser 100/150 ou plus si possible, pour sécuriser la note et bien se positionner en commission.
Erreurs à éviter au CSO
Au-delà du test d’anglais lui-même, certaines erreurs au CSO peuvent coûter la candidature entière. Les plus critiques sont :
- Mentir sur son casier ou ses antécédents : l’armée vérifie tout, l’élimination est immédiate et définitive
- Sous-estimer le sport : le score conditionne l’accès aux spécialités
- Bâcler le TAMI-C : un score faible entraîne une réorientation vers des options moins intéressantes
- Tenter de tricher au TAMI-P : les incohérences sont détectées
- Présenter un projet professionnel flou
- Manquer de respect envers le personnel : les remarques négatives remontent à la commission
Point important souvent négligé pour la visite médicale : apporter tous les justificatifs, notamment le carnet de santé, le carnet de vaccination à jour et tout document concernant les antécédents. Une cicatrice non justifiée ou un soin dentaire en cours sans attestation peut entraîner une inaptitude temporaire.
L’armée applique aussi une politique de tolérance zéro sur les stupéfiants. Le dépistage du THC peut détecter le cannabis plusieurs semaines après consommation : 3 à 5 jours pour un usage occasionnel, jusqu’à 30 à 70 jours pour une consommation régulière.

Foire aux questions
Quels sont les tests pour entrer dans l’armée ?
Le processus de sélection au CSO comprend six épreuves : les tests psychotechniques TAMI-C (six modules cognitifs sur ordinateur), le test d’anglais de Chambéry (150 questions en 55 minutes), les épreuves sportives (Luc Léger, tractions ou tirage poulie, Killy), le test de personnalité TAMI-P, la visite médicale et l’entretien de motivation. Pour les pilotes militaires (EOPN, ALAT, EOPAN), des sélections supplémentaires spécialisées s’ajoutent après le CSO.
Comment se passe le test d’anglais de l’armée ?
Le test de Chambéry se déroule sur ordinateur à la suite des épreuves psychotechniques. Les candidats disposent de 55 minutes pour répondre à 150 questions au format QCM avec 5 propositions par question. Toutes les questions sont des phrases à trous qui évaluent trois domaines : conjugaison, vocabulaire et grammaire. La difficulté augmente progressivement et la gestion du temps est aussi importante que le niveau de langue.
Peut-on rater un test psychotechnique au CSO et repasser ?
Le CSO n’est pas un examen où l’on réussit ou échoue au sens strict, mais un concours d’orientation. Un score insuffisant ne provoque pas une élimination immédiate, mais peut limiter l’accès à certaines spécialités. Pour les filières pilotes, les règles sont plus strictes : 1 seule tentative pour l’EOPN, 2 tentatives maximum espacées de 2 ans pour l’ALAT, et jusqu’à 3 tentatives pour l’EOPAN.
Quel est le score minimum éliminatoire au test d’anglais ?
Le seuil éliminatoire est de 75 sur 150 pour toutes les filières pilotes (EOPN, ALAT, EOPAN). Pour les sous-officiers et officiers non navigants, le score est intégré à la décision globale du dossier sans seuil chiffré unique. Pour les militaires du rang de l’Armée de Terre (MDR/EVAT), le test est passé mais le résultat est consigné à titre informatif uniquement.
Qu’est-ce que le programme EOPN ?
L’EOPN (Élève Officier du Personnel Navigant) est le concours de recrutement des pilotes militaires de l’Armée de l’Air et de l’Espace, accessible avec le baccalauréat pour les candidats de moins de 27 ans ayant la nationalité française. Après le CSO et des sélections spécialisées de quatre jours au CSSA de Tours, les candidats retenus suivent une formation de trois à quatre ans menant aux spécialités chasse, transport, hélicoptère ou drones.
Qu’est-ce que l’EOPAN ?
L’EOPAN (Élèves Officiers Pilotes de l’Aéronautique Navale) est la voie de sélection des pilotes de la Marine nationale, alternative à l’École Navale. Le processus s’étend sur environ un an et comprend un dépôt de dossier au CIRFA, un entretien d’anglais oral (avec possible exemption si TOEIC supérieur à 785), un grand oral avec psychologue et pilotes, puis trois jours de sélection au CEMPN de Toulon incluant examens médicaux, tests psychotechniques spécifiques (triangles, dominos, simulateur SEPIA) et entretien psychologique. Jusqu’à 3 tentatives sont possibles.
Comment s’inscrire au test d’anglais de l’armée ?
Le test de Chambéry n’est pas une épreuve à laquelle on s’inscrit séparément : il fait partie du processus de sélection au CSO. Pour y accéder, il faut prendre contact avec un conseiller CIRFA, constituer un dossier de candidature avec pièces justificatives, puis recevoir une convocation pour le CSO. Les épreuves se passent sur 48 à 72 heures dans le centre CSO/GRS correspondant à la région du candidat.
Comment préparer l’anglais militaire pour le test de Chambéry ?
Aucun support officiel d’entraînement n’est fourni par l’armée. La meilleure stratégie combine deux approches : améliorer son niveau général d’anglais au quotidien pendant plusieurs mois (films, lectures, recherches en anglais), puis s’entraîner spécifiquement aux QCM de phrases à trous similaires aux parties 5 et 6 du TOEIC. Des applications comme Duolingo, Memrise ou Anki et des manuels comme English Grammar in Use sont recommandés. Le financement via le CPF est possible.
Le test de Chambéry est-il comparable au TOEIC ?
Oui. Le test est souvent comparé aux sections Lecture et Écoute du TOEIC, notamment aux parties 5 et 6 (phrases à trous). La différence principale est que le test de Chambéry est exclusivement au format QCM à trous, sans compréhension orale ni expression. Les candidats ayant déjà passé le TOEIC ou le TOEFL bénéficient d’un avantage significatif. Pour l’EOPAN, un score TOEIC supérieur à 785 permet même d’être exempté de l’entretien d’anglais oral.
Quel niveau d’anglais faut-il viser ?
Un niveau B2 (intermédiaire avancé) est recommandé pour les filières pilotes (EOPN, ALAT). Pour devenir pilote dans l’Armée de l’Air, un excellent niveau est indispensable car l’anglais est la langue aéronautique standard. Pour les autres postes (sous-officier, militaire du rang), les exigences sont moindres, mais un bon score reste un atout pour le dossier global. Le conseiller CIRFA peut orienter chaque candidat vers un score cible adapté à sa spécialité.