Commencer
Entraînement Psychotechnique

Test de logique : méthode et exemples corrigés (recrutement)

Tests de logique en recrutement et concours : types d'exercices, méthode de résolution et exemples corrigés pour t'entraîner efficacement.

Par Eliott Raoult
6 min de lecture Mis à jour le 24 juin 2026
Sommaire

Le test de logique est l’une des épreuves les plus discriminantes des processus de recrutement et des concours. Que tu prépares les sélections de la police, de la gendarmerie, de l’armée de Terre, de la Légion étrangère, de la SNCF ou de la RATP, savoir reconnaître les grands formats d’exercices et appliquer une méthode de résolution fait toute la différence. Cet article est centré sur les tests de logique en contexte de recrutement et de concours, à ne pas confondre avec les tests du code de la route ou les épreuves d’entrée aux formations sanitaires et sociales.

L’objectif ici est volontairement pratique : comprendre les mécanismes, méthodiser sa résolution et s’entraîner sur un échantillon d’exercices corrigés.

Qu’est-ce qu’un test de logique ?

Exam Arena

Prépare le concours Entraînement Psychotechnique

Exercices ciblés Examens blancs Leçons Corrections détaillées Suivi de progression Web et mobile

Un test de logique en recrutement est une épreuve standardisée qui mesure la capacité d’un candidat à raisonner de manière structurée : résoudre un problème, déduire une règle ou identifier des schémas cohérents dans une série d’éléments (figures, chiffres, lettres). Contrairement aux tests de personnalité ou de motivation, qui s’intéressent à la manière d’être, il s’intéresse à la manière de penser.

Concrètement, il sollicite plusieurs formes de raisonnement, déductif, inductif, analogique, logique formelle, dont le détail et les mécanismes sont développés sur la page dédiée au [lien interne: raisonnement logique]. Ce qu’il évalue au fond, c’est ce que les psychologues appellent l’intelligence fluide : l’aptitude à résoudre des problèmes nouveaux, indépendamment des connaissances déjà acquises. D’où une nuance importante dans un cadre professionnel : l’enjeu n’est pas de mesurer une intelligence académique globale, comme le ferait un test de QI, mais de vérifier une capacité à raisonner dans un contexte donné, directement utile au poste visé.

Le test de logique constitue ainsi l’un des piliers des [lien interne: tests psychotechniques], aux côtés des épreuves de mémoire, de calcul ou de vitesse.

Les principaux types d’exercices de logique

On dénombre sept formats de tests de logique couramment utilisés en recrutement. Aucun candidat ne peut tous les anticiper, les concepteurs en inventent régulièrement de nouveaux, mais les connaître permet de gagner un temps précieux le jour J.

  • Les dominos : il faut deviner la règle de progression qui relie les pièces et trouver le domino manquant. Cet exercice très répandu sollicite le raisonnement inductif et la concentration visuelle ([lien interne: test de dominos]).
  • Les matrices de Raven : une grille, le plus souvent en 3×3, présente huit cases remplies et une case vide à compléter selon une logique de forme, de rotation ou de symétrie. C’est la référence internationale pour mesurer l’intelligence fluide, car elle est indépendante de la langue et de la culture ([lien interne: matrice de raven]).
  • Les suites logiques numériques et alphabétiques : une série de nombres ou de lettres à compléter, des progressions les plus simples aux alternances combinées.
  • Les tests de cartes à jouer : on analyse couleurs et valeurs pour identifier la carte manquante, sur un principe proche de celui des dominos.
  • Le raisonnement déductif (syllogismes) : à partir de prémisses, on vérifie la validité d’une conclusion.
  • Les analogies et les intrus : repérer la relation qui unit deux éléments, ou au contraire l’élément qui rompt une cohérence.
  • La logique verbale : des affirmations en langage naturel, parfois truffées de pièges sémantiques, qui testent la compréhension d’une consigne et la détection des contradictions.

Selon le secteur et l’éditeur, l’accent peut être mis davantage sur la dimension figurale, numérique ou verbale. Tu croiseras aussi des exercices relevant du [lien interne: raisonnement spatial], du [lien interne: raisonnement abstrait], du [lien interne: raisonnement numérique] ou du [lien interne: raisonnement verbal], voire du [lien interne: raisonnement mécanique] dans les concours techniques, chacun fait l’objet d’une page dédiée. Les grands éditeurs internationaux (Raven, Pearson TalentLens, SHL, ou encore le test de Wonderlic) déclinent ces familles dans des formats parfois adaptatifs, dont la difficulté évolue selon les réponses.

Méthode de résolution pas à pas

Quel que soit le format, une démarche méthodique vaut mieux que l’intuition seule.

  1. Lis la consigne en entier avant de regarder les propositions. Beaucoup d’erreurs viennent d’une consigne survolée.
  2. Cherche la règle, pas la réponse. Pour une suite numérique, calcule d’abord les différences entre termes consécutifs. Si aucun motif n’apparaît, teste les opérations multiplicatives, puis des relations plus complexes (puissances, sommes successives).
  3. Méfie-toi des doubles logiques. Dans les suites alternées, deux règles se succèdent un terme sur deux : ne conclus pas trop vite.
  4. Décompose les exercices figuraux. Pour une matrice, analyse séparément les lignes puis les colonnes, et repère les transformations (rotation, symétrie, ajout ou suppression d’élément). La logique opère souvent sur plusieurs dimensions simultanément.
  5. Gère ton temps. Ne passe jamais plus de 2 à 3 minutes sur une question isolée. Si tu bloques, respire, relis la consigne, tente une autre approche, ou marque la question et passe à la suivante.

Exemples corrigés

Rien ne remplace la pratique. Voici quelques suites logiques typiques, avec leur correction.

  • Suite arithmétique : 7, 12, 17, 22, ? → 27. Chaque terme augmente de +5.
  • Suite géométrique : 3, 9, 27, 81, ? → 243. Chaque terme est multiplié par ×3.
  • Suite de Fibonacci : 1, 1, 2, 3, 5, 8, ? → 13. Chaque terme est la somme des deux précédents.
  • Suite alternée : 2, 5, 4, 7, 6, 9, ? → 8. Deux règles s’enchaînent un terme sur deux : +3, puis −1. Le piège est classique : si l’on calcule à la chaîne (+3, −1, +3, −1…) sans repérer l’alternance, on se trompe de motif. Pour la déjouer, isole d’un côté les termes de rang impair (2, 4, 6…) et de l’autre ceux de rang pair (5, 7, 9…) : chaque sous-suite devient limpide.

Les analogies suivent la même logique de repérage : il s’agit d’identifier la relation entre deux éléments pour la transposer. Ainsi, « médecin est à hôpital ce que professeur est à… école » : la relation sous-jacente est celle du lieu d’exercice. Une fois la relation nommée, l’intrus ou le terme manquant se déduit sans hésitation.

Côté logique verbale, le syllogisme suit une mécanique stricte, héritée d’Aristote : deux prémisses (une majeure, plus générale ; une mineure, plus spécifique) conduisent à une conclusion. Exemple valide : « Tous les humains sont mortels » (prémisse majeure), « Pierre est humain » (prémisse mineure), donc « Pierre est mortel ». Le piège classique tient à la contraposée : « Tous les lapins courent » équivaut logiquement à « Tout ce qui ne court pas n’est pas un lapin ». Une conclusion est illégitime lorsque, bien que les prémisses soient vraies, elle ne découle pas réellement d’elles. L’enjeu n’est pas le bon sens, mais la cohérence formelle de l’enchaînement.

Dans quels concours et recrutements trouve-t-on des tests de logique ?

Le test de logique est une épreuve transversale : on le retrouve dans des univers très variés. Selon une étude du secteur, près de 70 % des entreprises y recourent en recrutement, le plus souvent en début de processus pour filtrer un grand volume de candidatures.

Dans la fonction publique et les forces de l’ordre et de sécurité, il fait partie intégrante des sélections : police, gendarmerie, armée de Terre, Marine nationale, armée de l’Air et de l’Espace, Légion étrangère, mais aussi des recrutements de grands opérateurs comme la SNCF ou la RATP. L’objectif y est double : mesurer la capacité de raisonnement et apprécier la prise de décision sous pression, dans des métiers où réactivité et sang-froid comptent.

Dans le secteur privé, les tests de logique structurent les recrutements du conseil en stratégie, de la banque, de l’audit, de l’ingénierie ou du secteur pharmaceutique, ainsi que les admissions en écoles de commerce et d’ingénieurs. Les résultats sont généralement exprimés en percentile : un score au 70ᵉ percentile signifie que tu as fait mieux que 70 % des candidats de l’échantillon de référence. Cette mesure offre au recruteur une lecture objective et comparable, complémentaire de l’entretien.

Comment s’entraîner et se préparer

Bonne nouvelle : ces aptitudes ne sont pas figées. Une préparation structurée permet d’améliorer sensiblement ses performances, de l’ordre de 15 à 25 % selon les estimations disponibles, car la familiarité avec les formats fait gagner en rapidité comme en précision.

Quelques principes éprouvés :

  • Étale ta préparation sur 3 à 4 semaines, à raison de 20 à 30 minutes par jour. Un entraînement régulier est plus efficace qu’une révision intensive de dernière minute.
  • Varie les exercices : dominos, matrices, suites, syllogismes, intrus, analogies. C’est la diversité, plus que la répétition d’un seul format, qui prépare à l’imprévu.
  • Travaille en conditions chronométrées, puis lis systématiquement les corrections pour comprendre la règle appliquée et ne pas reproduire tes erreurs.
  • Garde 5 à 10 minutes en fin d’épreuve pour la relecture, et réponds à toutes les questions, même en cas de doute.

La meilleure façon de progresser reste de s’exercer sur des questions réelles et corrigées. Lance-toi gratuitement sur un premier échantillon, puis varie les familles d’exercices au fil de ta préparation.

Questions fréquentes

Quelle est la suite logique 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17 ? C’est la suite des nombres premiers : chaque terme n’est divisible que par 1 et par lui-même. Le nombre suivant est donc 19. Ce type de motif, fréquent dans les tests, se repère lorsque ni l’addition ni la multiplication d’une constante ne fonctionnent.

Combien de temps dure un test de logique ? Le plus souvent entre 15 et 30 minutes, selon le format et l’éditeur. La gestion du temps est déterminante : vise environ 2 à 3 minutes maximum par question, et conserve quelques minutes de relecture en fin d’épreuve.

Les tests de logique sont-ils éliminatoires ? Souvent, oui, au moins en partie. Placés en début de processus pour filtrer un grand volume de candidatures, ils servent fréquemment de premier seuil de sélection : en dessous d’un certain score, le dossier n’est pas retenu. Ils sont toutefois rarement l’unique critère et se combinent généralement à l’entretien et à l’examen du dossier.

Faut-il une calculatrice pour un test de logique ? En règle générale, non : ces épreuves évaluent une logique de raisonnement, pas la puissance de calcul, et les opérations restent volontairement simples (additions, multiplications, écarts entre termes). Selon le concours ou l’éditeur, la calculatrice est d’ailleurs souvent interdite. Vérifie systématiquement les consignes de ta convocation.

Combien de temps mes résultats sont-ils conservés ? Dans le cadre du RGPD, les données issues d’un test de recrutement ne peuvent en principe être conservées plus de 2 ans sans accord explicite du candidat. Tu disposes par ailleurs d’un droit d’accès à tes résultats.

Sur le même thème

Sources

Partager
Exam ArenaEntraînement Psychotechnique

Évalue ton niveau

Un exercice corrigé, calqué sur le format de l'épreuve.

Tester mon niveau
Sans carte bancaire Correction immédiate +5 500 candidats
Exam ArenaCommence ta préparation
Prépa Psycho
Commencer →